"Dans un contexte budgétaire national très difficile, le coût d’une fermeture anticipée, au moins 6 milliards d’euros, et l’absence de solution alternative crédible, justifient plus que jamais le maintien en activité de la centrale de production d’électricité de Fessenheim !"
Le 30 septembre 2014
"Pour Charles Buttner, la publication de ce rapport parlementaire est une étape cruciale :« Enfin, la vérité est faite sur le coût d’une fermeture anticipée et non préparée : plus de 6 milliards d’Euros ! Enfin, la vérité est faite sur les conséquences immédiates de la fermeture pour l’activité économique et l’emploi dans nos territoires : au moins 1 milliard d’Euros ! Enfin la vérité est faite sur les pertes de recettes fiscales pour les collectivités locales ! Enfin la vérité est faite sur le prix que la France aura à payer pour un arrêt anticipé de la centrale : au moins 5 milliards d’Euros !
Pour le Président du Conseil Général du Haut-Rhin : "dans le contexte budgétaire national très difficile que nous connaissons et face aux difficultés économiques que nous rencontrons, la vérité sur le coût réel de la fermeture anticipée et l’absence de solution alternative crédible justifient plus que jamais le maintien en activité de la centrale de production d’électricité de Fessenheim ".
Charles Buttner tient également à souligner la qualité du travail d’investigation mené par les parlementaires : "Les députés représentant les différents groupes politiques de l’Assemblée Nationale sont venus sur le terrain. Ils ont été à l’écoute de tous les partenaires, notamment le Conseil Général qui a ainsi fortement contribué au contenu du rapport parlementaire. Sur site, les représentants du Conseil Général ont pu échanger directement avec les députés et les documenter sur des informations qu’ils ignoraient jusqu’alors, notamment les coûts très élevés liés à la rupture des contrats avec EDF, mais aussi ceux établis avec les partenaires suisses et allemands qui sont partie prenante dans l’exploitation de la centrale pour la fourniture d’électricité dans leurs pays respectifs".
Dans ces perspectives, et avec la conviction que ce rapport parlementaire infléchira la position des plus hautes instances décisionnelles de notre pays, le Conseil Général rappelle ainsi son engagement pour le maintien en activité de la centrale nucléaire et demande l’anticipation d’une solution de production d’électricité alternative crédible - à travers l'installation d'une centrale thermique classique de 800 MW avant toute fermeture de Fessenheim -, ceci afin de sécuriser l'alimentation en énergie de toute la région Alsace et plus largement de tout l'espace trinational rhénan, de soutenir les entreprises régionales, de maintenir l’emploi dans les territoires et dans le même temps de ne pas augmenter encore plus les déficits budgétaires du pays.
Cette position du Conseil Général est cohérente avec le programme Planete68, le Plan Local pour les Nouvelles Energies et la Transition Economique, notamment en ce qui concerne le développement de nombreuses filières de production alternative d'électricité, dont par exemple les micro-turbines installées sur le canal déclassé, la mise en service de grandes fermes solaires, la réalisation de centrales de méthanisation."