L'Université de Strasbourg dément les allégations de Michel Cymes

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Écrit par Caroline Moreau
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Le livre de Michel Cymes, Hyppocrate aux enfers, les médecins des camps de la mort, crée l'indignation dans le monde universitaire alsacien. Il laisse entendre qu'il resterait des coupes de cadavres de prisonniers de camps de concentration à l'institut d'anatomie de l'université de Strasbourg.

Jeudi 29 janvier, le président de l'Université de Strasbourg a tenu une conférence de presse pour réfuter point par point les allégations faites par "le médecin de la télé" comme s'appelle lui-même Michel Cymes.

Son livre, Hyppocrate aux enfers, les médecins des camps de la mort, crée l'indignation dans le  monde universitaire alsacien. Il y laisse entendre qu'il resterait des coupes de cadavres d'anciens prisonniers des camps de concentration d'Auschwitz  puis du Struthof dans les collections de l'institut  d'anatomie de l'université de Strasbourg.
Lors de sa conférence de presse, si le président de l'Université de Strasbourg a reconnu que l'anatomiste SS August Hirt avait bien tenté de constituer une collection de squelette de juifs, cela s'est opéré dans l'université nazie de l'époque, pas dans celle de Strasbourg. Il dénonce un amalgame.

Dans son ouvrage, Michel Cymes cite le psychiatre Georges Federmann, qui a fait savoir depuis que ses propos avaient été déformés.
Il cite également le témoignage du docteur Uzi Bonstein, qui avait raconté avoir vu à l'institut d'anatomie vers 1975 des bocaux étiquetés « Juden » contenant des membres. Il y a une dizaine d'années, le directeur de l'Institut d'Anatomie de Strasbourg, Jean-Luc Kahn, accompagné de son prédecesseur, Henri Sick, avait rencontré ce Dr Bonstein, qui aurait finalement juré sur l'honneur qu'il n'avait finalement pas vu ces bocaux et mélangé ses souvenirs.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a eu effectivement 86 juifs gazés au Struthof et disséqués pour le compte de l'université nazie de Strasbourg. Mais les parties de leurs corps ont dès la fin de la guerre été recherchées et enterrées dans le carré juif du cimetière de Cronenbourg.
Une plaque commémorative a été apposée en leur mémoire devant l'institut d'anatomie.

durée de la vidéo: 02 min 56
L'Université de Strasbourg réfute les allégations de Michel Cymes


 

 

 

 


 

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