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A Volgelsheim, François de Rugy inflexible sur le dossier Stocamine : les déchets resteront au fond

150 manifestants attendaient François de Rugy et Emmanuelle Wargon à Volgelsheim ce vendredi matin. / © Stéphane Gaudry / France 3 Alsace
150 manifestants attendaient François de Rugy et Emmanuelle Wargon à Volgelsheim ce vendredi matin. / © Stéphane Gaudry / France 3 Alsace

Le ministre de la transition écologique est ce vendredi à Volgelsheim (Haut-Rhin) pour signer le "projet d'avenir" du territoire de Fessenheim. Accueilli par 150 manifestants, il a refusé de s'exprimer sur le dossier Stocamine, mais son entourage indique que la décision est définitive. 

Par Daniel Gerner

Les dossiers qui fâchent ne manquent pas. François de Rugy et la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon ont pu le constater dès leur arrivée à Volgelsheim. Un comité d'accueil hétéroclite les attendait : les militants de Stop Fessenheim et leurs collègues allemands, rejoints par des militants du collectif Destocamine, encore sous le choc de la récente décision du gouvernement concernant le site de stockage, des gilets jaunes ou encore des militants anti-GCO
 
François de Rugy et Emmanuelle Wargon venus signer le "projet d'avenir" du territoire de Fessenheim. Le ministre de l'Ecologie et de la transition énergétique a refusé de s'exprimer sur le dossier Stocamine. Mais la décision semble définitive. / © Nicolas Meyer / France 3 Alsace
François de Rugy et Emmanuelle Wargon venus signer le "projet d'avenir" du territoire de Fessenheim. Le ministre de l'Ecologie et de la transition énergétique a refusé de s'exprimer sur le dossier Stocamine. Mais la décision semble définitive. / © Nicolas Meyer / France 3 Alsace
 

Les déchets définitivement enfouis

Même certains élus alsaciens s'y sont mis. René Danési, Catherine Troendlé, Eric Straumann, Claude Brender et Raphaël Schellenberger ont accueilli le ministre avec leur propre banderole "Hollande-Macron décident, les Alsaciens paient". La fermeture de la centrale nucléaire a pour l'instant été repoussée à 2020 et suscite toujours la polémique, entre militants anti-nucléaires d'un côté, pressés d'en finir, résidents et élus de l'autre, inquiets de la disparition de la ressource principale de la région.

En marge de la signature, des représentants des collectifs de gilets jaunes et Destocamine ont été reçus par des conseillers du ministre. Jean Rottner, président de la région Grand Est et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut Rhin ont eux aussi profité de leur allocution pour interpeller sur la gestion du site de stockage de déchets. Le ministre de l'Ecologie a refusé de s'exprimer sur le sujet mais a annoncé l'organisation d'une rencontre prochaine avec les élus locaux. Son entourage indique par ailleurs que le dossier est définitivement clos et confirme l'annonce faite par le préfet le 21 janvier 2019 : les déchets restants resteront au fond.
Les élus René Danési, Catherine Troendlé, Eric Straumann, Claude Brender et Raphaël Schellenberger manifestent leur mécontentement. / © France 3 Alsace
Les élus René Danési, Catherine Troendlé, Eric Straumann, Claude Brender et Raphaël Schellenberger manifestent leur mécontentement. / © France 3 Alsace

Arrêt définitif de Fessenheim en 2020

La signature du "projet d'avenir" du territoire de Fessenheim s'est elle déroulée sans surprises. Le maire de Fessenheim Claude Brender a refusé de signer. Il réclame des engagements financiers clairs de la part de l'Etat avant de s'engager et craint toujours pour l'avenir de l'emploi dans sa commune. La centrale représente, rappelle-t-il 350 sous-traitant et plus de 1000 employés. La municipalité est de plus en négociation concernant les 2,9 millions versés chaque année par Fessenheim au fond de péréquation intercommunal. Une somme qu'elle est censée continuer à verser, en l'état actuel des choses, et ce malgré la disparition annoncée de la principale source de revenus de la commune, la centrale nucléaire de Fessenheim.

Les présidents de collectivités territoriales ont eux apposé leurs signature au contrat.  Pour l'instant, l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim est programmé en deux temps, en mars et août 2020.
 





 

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