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Ce qu'il faut retenir de dimanche en politique sur les urgences

Muriel Vidalen à gauche et Boris Ravignon, à droite, étaient les invités de Nicole Fachet (au centre), dans Dimanche en politique ce 20 mai. / © France 3 Champagne-Ardenne
Muriel Vidalen à gauche et Boris Ravignon, à droite, étaient les invités de Nicole Fachet (au centre), dans Dimanche en politique ce 20 mai. / © France 3 Champagne-Ardenne

Plan d’économie pour les hôpitaux. Muriel Vidalen, directrice générale à l’ARS (agence régionale de santé) Grand Est et Boris Ravignon, maire LR de Charleville-Mézières, président du comité de surveillance des hôpitaux des Ardennes étaient les invités de Dimanche en politique.

Par FM

Y a-t-il urgence aux urgences ? L'affaire Naomi, cette jeune strasbourgeoise morte après un appel au Samu qui n'a pas été pris en compte par les services compétents, remet une nouvelle fois en question le système de santé et son efficacité.

Autre question, plus locale cette fois, concerne l'hôpital de Sedan. Muriel Vidalen, directrice générale de l'ARS (agence régionale de santé) Grand Est laisse entendre que l'hôpital de Sedan ne fermera pas.

Des problèmes pour recruter des médecins dans le Nord-Est


"Il y a beaucoup de 'bobologie', de personnes qui ont seulement besoin d'un accès à des médecins", analyse Muriel Vidalen. Et d'ajouter :

Il faut une réforme de notre système de santé qui arrive au bout.


"C'est tout le système de santé qu'il faut qu'on améliore. Que l'on présente des médecins à des personnes qui ont besoin de soins, et pas à celles qui ont besoin d'avoir accès à un médecin. Nous avons des problèmes à trouver des médecins à Charleville-Mézières", diagnostique Boris Ravignon. Et de renchérir : 

"Nous avons suffisamment de médecins, c'est leur répartition qui est catastrophique. Il nous faut la même logique que celle en place pour les pharmacies. Il faut que l'Etat prenne une directive pour éviter les installations dans les endroits où il n'y en a plus besoin."

Un constat que Muriel Vidalen partage, mais pour qui cela ne relève pas de l'Etat mais plutôt des élus : "Pour inciter les étudiants à rester, il faut travailler avec les élus, car cela relève de la politique d'aménagement du territoire."

Hôpital de Sedan : 85.000 usagers potentiels concernés


Même si on n'en connaît pas encore les détails, un rapport sur l'état des hôpitaux en France sera publié en juin prochain.

Côté syndicats, on s'indigne face aux menaces qui pèsent sur l'hôpital de Sedan : "Dans le Sedanais, nous avons un bassin de 85.000 usagers, il faudra se rendre sur Charleville-Mézières et Reims."

Les urgences doivent être un service de proximité 

réagit Muriel Vidalen. Il est nécessaire d'orienter les patients vers les services spécialisés pour des soins de qualité." Et de compléter :

"Il faut avoir les moyens de son ambition. Ce n'est pas en étant déficitaire que l'on pourra maitriser notre budget."

Défendre la qualité des soins et l'emploi


Ce à quoi Boris Ravignon rétorque : "Le déficit n'est pas un signe de mauvais travail, ça ne veut pas dire que les personnes qui travaillent ne sont pas au niveau. Il faut qu'on dise aux équipes médicales de ne pas se démobiliser. On a besoin d'elles et elles travaillent bien."

"Il faut qu'on évolue, mais il faut déterminer les conditions dans lesquelles nous devons évoluer, précise l'élu carolo.On défend la qualité des soins, et que l'on maintienne les emplois."

Autre défi pour l'hôpital sedanais : retenir des patients qui vont se faire soigner à Reims ou en Belgique. "C'est un de nos défis, assène l'élu ardennais. L'hôpital doit s'ouvrir sur le territoire, comment l'hôpital acteur de santé, peut travailler avec les autres organismes."

► Retrou​vez l'émission dans son intégralité :

Dimanche En Politique du 20 mai 2018

 

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