CRS 23 (Ardennes) : les policiers en arrêt maladie contestent des décisions gouvernementales

Publié le Mis à jour le

Mouvement de grogne des CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) de Charleville contre la décision prise par le gouvernement d'intégrer dans la fiche de paye l'indemnités journalière d'absence (IJAT). 77 policiers devaient partir en mission à Paris. 55 se sont mis en arrêt maladie.

L'indemnité journalière d'absence (IJAT) est versée aux CRS lors des déplacements en mission. Le gouvernement a décidé de l'intégrer aux salaires des policiers et donc de la soumettre aux prélèvements fiscaux et notamment la CSG. Une prime dont le versement sera aussi beaucoup plus tardif qu'aujourd'hui, jusqu'à trois mois après la fin de la mission.
Trop c'est trop, les policiers de la CRS 23 de Charleville-Mézières ont donc décidé de se faire porter pâle pour contester contre ces décisions. Des agents devaient partir en mission pour relever à Paris leurs collègues de la CRS 25 dans le cadre du plan Vigipirate, mais l'effectif n'étant pas au complet du renfort a été demandé à la CRS 61.

Depuis hier mardi 8 août, les CRS ardennais tirent donc la sonnette d'alarme. Leur seul moyen de contestation étant de se mettre en arrêt maladie.

Une sonnette qui résonne depuis des mois, depuis les attentats et le renforcement du plan Vigipirate.

durée de la vidéo: 00 min 35
Mouvement de grogne à la CRS 23

 

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer des newsletters. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas des e-mails. Notre politique de confidentialité