Football : même sans public, Troyes a désormais ses supporters dans le stade

Depuis samedi et la réception de Guingamp le 3 avril, l’Estac a retrouvé son public, ou presque. 1065 silhouettes ont pris place dans les tribunes du stade de l'Aube où chaque supporter peut trouver une place virtuellement en se prenant en selfie sur le site du club leader de Ligue 2.

Malgré la crise actuelle, le club de Troyes a lancé une opération pour que ses supporters soient tout de même présents au stade.
Malgré la crise actuelle, le club de Troyes a lancé une opération pour que ses supporters soient tout de même présents au stade. © Capture d'écran du Match Estac / Guingamp

Alors que la saison se déroule quasiment depuis le début sans public, l’Estac toujours leader de Ligue 2 et en route vers la montée a décidé de ne pas laisser son stade vide. Lors du point presse de vendredi, le directeur des opérations Richart Rabahi a rappelé que cette opération inédite se voulait avant tout "ludique et gratuite".

Chaque supporter peut ainsi avoir son avatar, grandeur nature dans une tribune du stade via le dispositif. En quelques clics très intuitifs, le tour est joué et les équipes de l’Estac se charge alors de mettre votre silhouette dans le stade.

Une opération appréciée par tous 

Ainsi, dès samedi, plus de 1.000 supporters (1.065 exactement) ont trouvé leur place en tribune Vitoux basse, la plus exposée au niveau des télés. Et ça a bien marché puisque le diffuseur du match n’a pas manqué de prendre le temps de s’attarder sur les visages en début de match. 

François Baroin a lui aussi joué le jeu avec sa silhouette dans le stade
François Baroin a lui aussi joué le jeu avec sa silhouette dans le stade © Site de l'Estac

Parmi les supporters qui ont joué le jeu, on peut retrouver François Baroin, le maire de Troyes et président de Troyes Champagne Métropole, partenaires de l’opération mais aussi le président de l’Estac, Simon Cliff ou encore de nombreux anciens joueurs troyens comme Benjamin Nivet, Damien Perquis ou encore Thomas Ayasse

Pour ce dernier, c’était tout à fait naturel de participer à l’opération. "On ne peut pas aller au stade du coup, on les encourage différemment ! explique Thomas Ayasse. Les joueurs et le club ont besoin de notre soutien dans cette dernière ligne droite et voilà, je trouve que c’est une opération très réussie."

Des joueurs, des personnalités de la ville mais également un grand nombre de supporters de l'Estac comme Mathieu, abonné depuis des années. Il a voulu donner un coup de pouce à son club de coeur. "Je suis abonné depuis mes années collège. Aujourd'hui, je suis bien sûr frustré car j'ai 30 ans, j'aimerais amener mes enfants au stade et ce n'est pas possible. Mais ce dispositif me permet de me sentir impliqué dans la vie du club et de soutenir l'Estac d'une autre manière. C'est une fierté aussi de pouvoir aider de cette façon le club dans cette fin de saison."

De leur côté, les joueurs et le staff ont également apprécié l’initiative à l’image de leur entraîneur Laurent Batlles qui s’est réjoui du fait de garder le "lien" avec les supporters qui manquent à tout le groupe.

Le public "virtuel" est composé également d'anciens joueurs de l'Estac comme Benjamin Nivet.
Le public "virtuel" est composé également d'anciens joueurs de l'Estac comme Benjamin Nivet. © Site de l'Estac


Sedan aussi aura ses fans pour son match de coupe

C'est une opération que l’on pourra voir dans un autre club de la région ce mercredi puisque pour son match de coupe de France face à Angers, Sedan a décidé de réaliser également cette opération. Mais là il faut payer (19,19 Euros) et se rendre de la même manière sur le site du club pour garnir les tribunes.

Du côté de Sedan en revanche, il faut payer 19,19 Euros pour "venir" au Stade
Du côté de Sedan en revanche, il faut payer 19,19 Euros pour "venir" au Stade © Site du CS Sedan Ardennes

Un concept venu d’Allemagne déjà adopté par la NBA et des clubs en Asie

Un concept qui à l’origine vient d’Allemagne en particulier du Borussia Mönchengladbach qui dès la saison dernière lors de la 1ère vague Covid avait réussi à réunir 20.000 Silhouettes pour encourager leur équipe. Il a été suivi dans de nombreux stades européens ainsi qu’en NBA ou en Asie.

En France, les premiers a avoir adopté le principe est l’USAP de Perpignan, le club de rugby a débuté l’opération dès Février pour remplir les 13.000 places de son stade Aimé-Giral. 

Pour l’Estac, sa première à domicile avec son "nouveau public" a été une réussite avec une victoire 1-0 sur Guingamp. A 7 journées du terme de Championnat et 3 Matchs à domicile, les Troyens ne pouvaient pas mieux débuter leur sprint final vers la Ligue 1. 

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