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Aube. A Clairvaux, le projet de fermeture de la prison suscite l'incompréhension

A Clairvaux (10), près de Bar-sur-Aube, le ministère de la Justice souhaite fermer une prison dont les travaux de rénovation viennent pourtant tout juste de s'achever. Une décision contre laquelle le député Grégory Besson Moreau (LREM) et les autres élus du territoire se battent.
Le ministère de la Justice menace de fermer la maison centrale de Clairvaux (10), dont les travaux de rénovation viennent pourtant tout juste de s'achever.
Le ministère de la Justice menace de fermer la maison centrale de Clairvaux (10), dont les travaux de rénovation viennent pourtant tout juste de s'achever. © Brice Bachon / France 3 Champagne-Ardenne
12 millions d'euros. C'est le coût estimé de la rénovation qu'a subi le site pénitentiaire de Clairvaux (10). Destruction de deux bâtiments, rassemblement des 65 détenus en un bâtiment, construction d'un nouveau mur d'enceinte et création de cours de promenade sécurisées sont autant de travaux qui justifient ce coût important. Pourtant, le ministère de la Justice souhaite fermer le site en 2022.

Selon lui et bien que la prison soit encore tout-à-fait fonctionnelle, le site serait trop éloigné des hôpitaux, bien qu'il dispose d'un cabinet de dentiste et d'une salle de radiologie fonctionnels. Autre argument, il serait éloigné des transports publics. Pour Didier Gérard, représentant local FO de la maison centrale de Clairvaux, l'argument ne tient pas : "Les autres établissements sont tout aussi éloignés des hôpitaux et pour autant, on ne les ferme pas." Les horaires de parloir ont même été adaptés en fonction des navettes qui vont jusque Bar-sur-Aube.

Les autres établissements sont tout aussi éloignés des hôpitaux et pour autant, on ne les ferme pas


Selon Grégory Besson Moreau, député (LREM) de la 1ère circonscription de l'Aube : "On est face à un cas d'école de gâchis d'argent public, et je pèse mes mots. On a déjà un système de base fonctionnel, donc soit on le garde en l'état puisqu'il fonctionne parfaitement bien, soit on peut le compléter et ajouter par exemple des zones dédiées aux personnes radicalisées."

Comme le député, les élus du territoire veulent encore y croire, quitte à reconvertir ce lieu tout en restant dans l'univers carcéral, comme pour en faire un endroit de réinsertion, par exemple. Après avoir rencontré la ministre de la Justice, le député a rendez-vous avec le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron.

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Aube. A Clairvaux, le projet de fermeture de la prison suscite l'incompréhension ©France 3 Champagne-Ardenne

 

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