Troyes : l'association “De A à Zèbre” propose un accompagnement aux personnes à haut potentiel en rupture scolaire

Un enfant plongé dans un livre de sciences. Photo d'illustration. / © Claude Prigent / MaxPPP
Un enfant plongé dans un livre de sciences. Photo d'illustration. / © Claude Prigent / MaxPPP

On les appelle communément "surdoués", mais le terme "haut potentiel" est plus adapté pour ces adultes et ces enfants qui se sentent souvent en décalage. Les ruptures scolaires ne sont d'ailleurs pas rares chez les plus jeunes. A Troyes, une association propose un accompagnement depuis janvier.

Par C. Lang avec T. Le Roux

Dans l'Aube l'association "De A à Zèbre" accompagne depuis janvier 2019 huit jeunes gens dit "à haut potentiel", des adolescents et des adultes de 11 à 22 ans que l'on appelle aussi parfois les "surdoués". Contrairement aux idées reçues, ces jeunes peuvent être en rupture scolaire. L'association les accompagne donc dans leur scolarité sous forme de tutorat, de façon à suivre un parcours plus personnalisé et encadré, d'autant que les tuteurs sont aussi des adultes à haut potentiel. 

C'est le cas de Lucie Pion, qui accompagne Philippine Gabet et Alice Hélias. Les deux jeunes filles ont un niveau scolaire de 5e et 4e. Elles ont connu des difficultés d'adaptation dues à une grande intelligence doublée d'une  hypersensibilité. Toutes deux ont fini par développer une phobie scolaire. "Les profs n'aidaient pas. Et puis... c'étaient eux qui se "moquaient", entre guillemets", explique Alice. 

Je me suis renfermée parce que je n'osais plus rien dire. Et les autres élèves se sont acharnés sur moi. C'est comme quand on te met la tête sous l'eau et qu'on te la maintient. Tu ne peux pas remonter. C'est énorme. 
- Philippine Gabet, élève de 4e, membre de A à Zèbre

La bienveillance en étendard

Plutôt que de travailler leurs cours par correspondance à la maison, l'étude se fait donc au sein des locaux de l'association, en petits groupes, essentiellement le matin, avec comme base à tous les échanges, la bienveillance. Les après-midis sont quant à elles consacrées à des activités sportives ou créatives. De quoi aérer le cerveau de ces jeunes qui sont loin d'être en retard. 

On est là pour eux, pour qu'il retrouvent une estime de soi, une confiance en soi. [...] Leur donner aussi les pistes pour pouvoir s'intégrer dans cette société et évoluer parmi des gens qui ne fonctionnent pas de la même façon qu'eux. 
- Lucie Pion, tutrice pour l'association "de A à Zèbre"

Par la suite, l'association a le projet de monter une véritable école à Troyes. Elle compte bien s'inspirer de l'expérience de l'unique établissement français destiné aux jeunes à haut potentiel installé à Nice. 
 

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