Insolite. Le championnat du monde de lancer d'avions en papier fait étape à Schiltigheim

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Écrit par Flavien Gagnepain .

Le mardi 26 avril 2022, les étudiants de l'école d'ingénieurs de l'ECAM, à Schiltigheim, ont pu tenter leur chance lors d'une étape du lancer d'avion en papier. Les deux vainqueurs, en catégorie distance et temps de vol, retrouveront les meilleurs français à Toulouse quelques jours plus tard.

Pour sa dernière étape qualificative en France, le tournoi "Red Bull Paper Wings" a posé ses valises à l'ECAM, une école d'ingénieurs du nord de Strasbourg, le 26 avril. Pendant leur pause déjeuner, les étudiants ont pu plier leurs feuilles A4, puis les lancer pour essayer de réaliser les meilleurs scores.

Dans le hall de l'école, à Schiltigheim (Bas-Rhin), les neurones chauffent. La concentration est totale au moment de plier une feuille A4. Cette feuille peut emmener les étudiants à Toulouse quelques jours plus tard, pour la finale française du sixième "Red Bull Paper Wings", un tournoi international organisé par la marque de boisson énergisante depuis 2006.

Si la compétition se fait dans les locaux de l'ECAM, tous les étudiants de Strasbourg peuvent y participer : "Mais nous sommes très excentrés de Strasbourg, reconnait Anaïs Regrettier, présidente du Bureau des étudiants de l'école. Alors nous risquons d'être quand même entre nous." 

Tout le monde part du même pied d'égalité : pas le droit de découper la feuille A4 de 100 grammes, d'y ajouter un bout de scotch ou un point de colle, et il est bien sûr interdit d'en faire une boule pour la lancer au loin.

Alors, comment trouver le pliage parfait ? "Ça dépend de ce qu'on cherche : Si on veut un avion qui va loin, il vaut mieux qu'il soit fin pour qu'il puisse pénétrer dans l'air. Si on veut qu'il vole longtemps, il doit avoir un maximum d'aile pour plus de portance", explique Thomas tout en regardant un tutoriel sur son téléphone.

Dès midi, les premiers avions volent dans le hall de l'école. Chaque élève a deux essais, pas un de plus : "Oh, lui il va à Toulouse!", hurle une étudiante après un très bon lancé. Mais dans un couloir, un tableau blanc se remplit de dessins et de formules : "Ici, on écrit tous les paramètres qui vont jouer dans le vol de l'avion, comme le grammage du papier", explique avec un brin d'ironie Mathias Reheisser, enseignant numérique à l'ECAM.

Devant la ligne rouge de lancer, la queue d'étudiants avions en main s'allonge, avec en fond, de la musique et les encouragements des étudiants au mégaphone. Chacun présente sa "carte d'embarquement" à Clara Morand, ambassadrice Red Bull à l'ECAM. Adèle, casquette de pilote de ligne sur la tête et chronomètre en main, lève le pouce : c'est bon, la piste est dégagée.

Les avions s'enchaînent. Certains ne dépassent pas les cinq mètres, d'autres finissent coincés dans les fenêtres. Mais deux étudiants tirent leur épingle du jeu. Les records du jour seront de 20,6 mètres pour la distance et de 4 secondes 19 pour le temps de vol. Des scores importants, qui restent cependant loin du record du monde de 69 mètres, établi en 2012.

Pour les deux vainqueurs du jour, direction Blagnac, à côté de Toulouse, le samedi 30 avril. Ils tenteront de terminer parmi les deux meilleurs Français, qui défendront les couleurs du pays pour la grande finale internationale. Rendez-vous à Salzbourg, en Autriche, du 12 au 14 mai.

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