INSOLITE - Strasbourg : le groupe Funkindustry exporte son groove au Japon

Le groupe strasbourgeois Funkindustry, dont la musique mélange funk et groove, s'est découvert un nouveau public à des milliers de kilomètres. Les danseurs japonais semblent raffoler de ces rythmes entraînants qui fonctionnent très bien avec le locking, une danse issue du hip-hop.

Avec "Do it", le groupe strasbourgeois Funkindustry fait danser le Japon.
Avec "Do it", le groupe strasbourgeois Funkindustry fait danser le Japon. © Mathilde Cybulski
"Do it", si vous ne connaissez pas ce hit, les Japonais, eux, dansent dessus depuis un an. Et pourtant, le groupe Funkindustry ne vient pas d'Asie de l'Est mais bien de Strasbourg, à quelque milliers de kilomètres de là. Depuis la sortie de leur premier album "Let's do it again" en 2017, plusieurs groupes de danseurs nippons se sont inspirés de leur musique funk pour créer leur chorégraphie. 

Les six membres aux allures vintage n'en sont pas à leur premier morceau et ont déjà sorti plus de dix titres ainsi que trois clips. La surprise a tout de même été de taille lorsque le groupe a reçu un mail d'un professeur japonais de locking, une danse issue du hip-hop.

Une musique dansante

"On a été contacté par une école de danse", la Naniwa High school située à Osaka, "qui nous a dit qu'un groupe de lycéennes avait très envie de danser sur le morceau 'Do it' du premier album", explique Nathan Clavier, le guitariste-chanteur. C'est à partir de ce moment que le groupe "a reçu des vidéos et a vu sur Instagram les danseurs de locking" se produire sur leurs morceaux. Les 12 lycéennes en question ont en effet participé à la finale de la sélection du concours Dance Delight Japan 2020.
 
Les six membres vont sortir un nouvel album en 2021.
Les six membres vont sortir un nouvel album en 2021. © Mathilde Cybulski
"Il n'y a pas d'exploitation commerciale derrière tout cela, on a vu avec eux pour être crédité sur les morceaux mais ce n'est pas encore la gloire absolue", ajoute François-Xavier Laurent, le claviériste. Déjà en 2019, les danseurs du groupe japonais "All good funk" avait participé à la finale du même concours sur la musique "Do it." Le groupe souligne d'ailleurs l'importance de ces échanges musicaux pendant la crise sanitaire du coronavirus qui ne leur permet pas de d'organiser de concert.
 

"Un mélange de funk et de groove"

La trompette, le saxophone ou la batterie sont autant d'instruments qui ont participé au succès des Strasbourgeois au Japon. "On a cette culture de la musique funk, on sait que ce genre fonctionne là-bas. On est un mélange de funk et de groove, avec une tournure un peu pop", estime Jean-Mathieu Clavier, le bassiste. Habitué à un public énergique et dansant, les membres sont ravis d'avoir conquis les lockers. S'il envisage de faire des échanges avec le Japon, le groupe en est encore "au stade de la prospection. On essaie de rentrer en contact avec les instituts français, ce sont des projets sur le long terme. Avec le Covid, notre musique se partage un peu d’elle-même là-bas." Leur prochain album, intitulé "Funkindustry", est quant à lui prévu pour avril 2021.
 
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