C’est dans un hangar derrière le fort Kléber, à Wolfisheim que le collectif Arachnima est à l’œuvre. Ses membres mettent les dernières touches aux créatures géantes que l’on retrouvera au carnaval de Strasbourg, dimanche 11 mars.
Un visiteur curieux (et impatient) qui voudrait voir avant tout le monde les créatures géantes du carnaval de Strasbourg… devrait passer devant des gardiens pour le moins féroces. Non, on plaisante, ce sont des poneys. Ceux-ci appartiennent au centre équestre établi au fort Kléber de Wolfisheim, juste à côté du hangar reculé où opèrent les membres du collectif. Ils sont presque prêts pour l’événement qui aura lieu ce dimanche 11 mars, à 14h11 précises.
Ceux-ci n’ont pas chômé, pendant ces trois mois. De leur imagination fertile sont sortis 12 « bidulos », comme ils les nomment. Chacun avait son idée et l’a mise en application, mais tout le monde a donné un coup de main. On retrouve un paon à deux têtes, une gorgone, un nuage géant (qui devrait agiter des soutiens-gorge…)… et même un diable à ressort d’où jaillira la tête d’Emmanuel Macron. Tout un programme (que vous pouvez d’ailleurs retrouver à cette adresse) !
Un carnaval placé sous le signe du changement
L’année dernière, le collectif Arachnima a pris la suite de l’organisateur historique, Strass’Carnaval. Il s’agit de relancer la tradition carnavalesque à Strasbourg, et d’en faire un événement incontournable. Cette année, ils font face à un défi : leurs créations ne seront pas motorisées. Pour les faire se déplacer, il a donc fallu dénicher une centaine de volontaires… et créer un nombre égal de costumes. Les membres du collectif (regroupant des illustrateurs, des peintres, des scénographes…) ont d’ailleurs une pensée émue pour Marie, leur collègue chargée de les concevoir…
Le collectif Arachnima ne sera pas le seul à faire défiler ses créations. À ses côtés, on retrouvera des percussionnistes, des orchestres d’outre-Rhin, et même des échassiers. Selon la météo, 30 000 à 40 000 personnes devraient être présentes. Au-dessus d’elles flottera une jolie « petite » baleine orange. C’est à propos d’elle qu’on va conclure cet article, avec les mots de Itzel Palomo (membre du collectif depuis 10 ans) : « [elle] va voler sur la ville de Strasbourg […] Son histoire, c’est qu’elle a toujours le sourire, et qu’elle va venir enchanter les enfants. »