Strasbourg fait sa pub pour faire revenir des millions de touristes

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Écrit par Sylvie Malal

L’office du tourisme de Strasbourg lance une campagne de communication afin d’aider les professionnels du secteur à surmonter les difficultés engendrées par la pandémie de Covid-19. Une campagne qui s’appuie essentiellement sur support numérique.

Strasbourg, sa gastronomie, son patrimoine, et son art de vivre. Pour contrer les retombées négatives de la pandémie, et pour vanter les atouts de la capitale alsacienne, l'office de tourisme de Strasbourg et sa région mise sur un spot vidéo d’une trentaine de secondes, visible depuis mardi 15 mars 2022 sur certains sites de webtv, et notamment, ceux de France Télévisions.

Un pre-roll, c’est-à-dire une vidéo publicitaire diffusée avant d’accéder à un programme en replay, c’est l’un des éléments d’une campagne qui inclut aussi des podcasts, et une série de petits films présentant les bons plans et les adresses insolites de la ville.

"Les gens ne vont pas venir de l’autre bout du monde, car l’épidémie de Covid est encore une réalité. Alors nous ciblons le public français, et des pays limitrophes : Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse", explique Joël Steffen, Président de l’Office de Tourisme de Strasbourg et sa Région.

500.000 euros de subvention exceptionnelle

L’office de tourisme de Strasbourg est rarement à l’origine de grandes campagnes publicitaires. "Avec le marché de Noël et la richesse de notre patrimoine, nous avions déjà des marqueurs très forts, mais avec la crise sanitaire, tous les repères sont perdus. Nous avons donc décidé de repositionner l’office de tourisme pour communiquer" précise celui qui est également adjoint à la maire, en charge de l’artisanat et du tourisme.  

Une démarche accompagnée par l’Eurométropole à travers une subvention exceptionnelle de 500.000 euros. L’idée, c’est de s’adresser à une très large clientèle : les jeunes, mais aussi les familles. Pour quelles retombées ? Il n’y a pas d’objectif chiffré, mais l’objectif est de dynamiser les réservations en court et moyen séjour.

De nouveaux enjeux

5 millions de visiteurs en moyenne chaque année avant la crise, plus que 2 millions l’an dernier : à Strasbourg, comme dans toutes les grandes villes, le tourisme urbain peine à redémarrer. Les voyageurs choisissent la campagne, la montagne et bien sur la mer. "C’est un phénomène qu’on observait déjà avant la pandémie, mais qui s’est accentué depuis" indique Joël Steffen.

Le touriste d’aujourd’hui ne veut plus multiplier les activités. Il veut prendre son temps. C’est l’essor du « slow tourism » qui consiste à privilégier les rencontres, s’imprégner de la nature et du patrimoine. Ça tombe bien, en terme de patrimoine, Strasbourg a une carte à jouer, avec ses deux quartiers inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco : la Grande-Ile et la Neustadt.

L’image d’une ville à taille humaine, où la nature n’est jamais loin. A l’approche des beaux jours, l’office de tourisme déroule donc toutes les bonnes raisons de venir visiter la capitale alsacienne. Une découverte qui ne se résume certainement pas aux traditionnels 5 C : cathédrale, choucroute, coiffe, colombages et cigognes.