Strasbourg : la Ville se mobilise pour réguler la population de chats errants

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Écrit par Noémie Gaschy

À Strasbourg, des milliers de chats vivraient en errance. Face à ce problème, la Ville a décidé de missionner des associations pour capturer et surtout stériliser des animaux. Le but : lutter contre leur propagation.

C'est un grand et vieux chantier auquel la Ville de Strasbourg veut s'attaquer : les chats errants. Difficile de déterminer leur nombre avec exactitude, mais ils seraient entre 100 et 150 par quartier. Une présence massive que subissent d'abord les animaux eux-mêmes - ils vivent dans de mauvaises conditions - et dont les risques sanitaires inquiètent les riverains.

La Ville vient ainsi de lancer le dispositif « chats libres » pour réguler leur population. Elle s'est alliée à des associations de protection animale, habituées à capturer des chats pour les identifier et les stériliser. Autrement dit, elle vient soutenir financièrement des actions menées depuis longtemps par des bénévoles.

L'association Cat' Mon Doux est la première à en bénéficier. Elle s'active depuis plusieurs jours dans le quartier de la Robertsau à Strasbourg. "Une stérilisation et une identification nous coûtent entre 150 et 200 euros. Là, c'est la Ville qui va les prendre en charge pendant la durée de la campagne (un mois). C'est précieux pour nous qui vivons des dons", explique Corinne Weissenburger, la présidente. Son association, créée en 2008, a placé 300 animaux en famille d'accueil en 2021 et contribué à 150 stérilisations dans le Bas-Rhin.

En trois jours, les bénévoles ont capturé quatre chats à la Robertsau, grâce aux trois cages mises à disposition gratuitement par la fourrière. "On installe les cages à des endroits stratégiques et on surveille. Lorsqu'un chat est attrapé, on appelle la fourrière qui l'amène chez un vétérinaire pour qu'il soit opéré", détaille Odile Bauer, bénévole à l'association Cat'Mon Doux.

Des familles d'accueil recherchées

Une fois stérilisés, les animaux sont placés en famille d'accueil le temps de leur convalescence. Ceux dont le comportement est adapté sont proposés à l'adoption, les autres sont relâchés, là où ils ont été capturés.

"J'en profite pour lancer un appel urgent : on a un grand besoin de familles d'accueil (voir post Facebook ci-dessous), insiste Corinne Weissenburger, qui fonctionne avec un réseau de 120 familles."

Vingt-quatre abris pour chats installés à Strasbourg

En parallèle à ce dispositif, la Ville a installé un « chatipi » au cœur des jardins familiaux de la Robertsau. Un abri de suivi et de nourrissage, dans lequel les chats peuvent trouver refuge, la nuit notamment. Au total, 24 seront installés à Strasbourg. 

D'autres associations seront d'ailleurs prochainement soutenues financièrement. Elles interviendront dans d'autres quartiers.