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Strasbourg : Robert Herrmann, le président de l'Eurométropole, ne sera pas candidat aux municipales 2020

Robert Herrmann, président de l'Eurométropole, ce mardi 19 juin lors d'une conférence de presse / © Marc Schmitt
Robert Herrmann, président de l'Eurométropole, ce mardi 19 juin lors d'une conférence de presse / © Marc Schmitt

Pour une surprise c'est une surprise. Lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 19 juin en catimini, Robert Herrmann, a finalement  annoncé qu'il ne serait pas candidat à la mairie de Strasbourg en 2020. Le jeu politique est souvent cruel.

Par Cécile Poure

Cela fait pourtant longtemps que ça le chatouillait, que ça le titillait. La mairie de Strasbourg. Et le temps qui passait ne changeait rien à l'affaire, bien au contraire. Déjà pour les dernières municipales de mars 2014, Robert Herrmann, alors premier adjoint au maire, avait dû ronger son frein. Et s'éclipser face à Roland Ries de peur d'un duel fratricide et fatal pour les deux. Il avait obtenu la présidence de l'Eurométropole en guise de consolation. 

Forcément, du coup, on le pensait dur comme fer : Robert Herrmann était reparti pour un tour. Pour deux peut-être même. 2020 serait la bonne. Eh bien on s'est trompé. 
 
 

Fin de partie


Car en janvier dernier, le président de l'Eurométropole avait bien préparé le terrain en annonçant sa candidature probable. Une candidature sous conditions. Des conditions claires. Primo : être tête de liste d'une liste de rassemblement et pas seulement PS. A l'image de la coalition inédite avec les maires de droite et du centre qu'il a mise en place à l'Eurométropole. Secundo : être à la fois maire de Strasbourg et président de l'Eurométropole. Conditions qui, à l'époque, rappelez-vous, avaient fortement déplu au premier édile actuel, visiblement agacé. Roland Ries n'avait alors pas soutenu son bras droit. Pas plus que maintenant.

La course aux municipales s'annonçait donc déjà bien compliquée pour Robert Herrmann sans compter qu'un bataillon de concurrents déclarés le talonnaient de près au sein même de la majorité comme Philippe Bies ou encore Mathieu Cahn. Roland Ries tenant le rôle d'arbitre de cette 
 

J’estime aujourd’hui que ces éléments ne sont pas réunis. Ces dernières semaines ont été le fruit d’intenses réflexions personnelles sur la meilleure manière d’aborder cette échéance
-Robert Herrmann, pdt de l'Eurométropole-


Aujourd'hui, Robert Herrmann a choisi de se retirer de la course et de la vie politique à la fin de son mandat. Il explique :  "J’estime aujourd’hui que ces éléments ne sont pas réunis. Ces dernières semaines ont été le fruit d’intenses réflexions personnelles sur la meilleure manière d’aborder cette échéance, dans le contexte politique que nous connaissons." avant de poursuive " Après 30 ans de vie politique intense, exigeante mais passionnante, j’ai considéré que la position la plus claire et la plus cohérente était de n’être présent sur aucune liste et, la fin du mandat, de me retirer de la vie politique. A 64 ans, j’ai encore la possibilité de mener d’autres projets." 
 
Une décision radicale qui mettra fin à 30 ans de vie politique et pas mal de persévérance. Bruno Studer, député du Bas-Rhin, le regrette ... dejà : "Robert Herrmann était un candidat incontournable pour la campagne des municipales. C’est une figure en moins  et cela sert la candidature  LREM qui sera annoncée officiellement à la fin de l’été ou début de l’automne. Strasbourg est un enjeu national pour LREM. Je tiens à saluer sa décision qui a du être difficile à prendre. Avec Roland Ries c’est une génération qui s’en va."

Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg, aussi :  "Robert Herrmann m’a prévenue ce matin tôt. Il a toujours été profondément attaché au parti. Et contrairement à d’autres il ne l’a jamais trahi."  Et bim.

Oui décidément, le jeu politique est cruel.

 

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