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Clairvaux, Troyes, Reims, Châlons : les surveillants de prison se mobilisent après l'agression de Condé-sur-Sarthe

A Châlons-en-Champagne, plusieurs surveillants bloquaient l'entrée de la prison ce mercredi matin. / © Odile Longueval / France 3 Champagne-Ardenne
A Châlons-en-Champagne, plusieurs surveillants bloquaient l'entrée de la prison ce mercredi matin. / © Odile Longueval / France 3 Champagne-Ardenne

Au lendemain de l'agression de deux surveillants par un détenu radicalisé à la prison de Condé-sur-Sarthe, les surveillants bloquent ce mercredi plusieurs établissements pénitentiaires de la région, comme à Clairvaux, Troyes, Reims ou Châlons. Ils réclament davantage de moyens et de considération.

Par IG

La colère gronde chez les surveillants de prison. L'agression au couteau par un détenu radicalisé et son épouse de deux agents de la maison centrale de Condé sur Sarthe, dans l'Orne, a suscité beaucoup d'émotions au sein du personnel pénitentiaire.
 

Dans toute la France, plusieurs blocages se sont mis en place devant l'entrée des établissements.

Devant la maison centrale de Clairvaux, dans l'Aube, une cinquantaine de surveillants se sont mobilisés dès mardi soir et jusqu'à 9h30 ce mercredi matin.

A Troyes, la prison était bloquée ce matin par une vingtaine de gardiens.

A Châlons-en Champagne, les personnels ont pris leurs services en retard, en soutien à leurs collègues agressés. Une trentaine de surveillants bloquaient l'entrée ce matin de la maison d'arrêt. Le blocage devrait être levé en début d'après-midi.

A Reims, le personnel s'est aussi mobilisé devant la maison d'arrêt en signe de protestation.

A Chaumont et Charleville, il n'y a pas de blocage, mais les surveillants ont tardé avant de prendre leur service.
 

Sécurité et salaires

Les revendications portent principalement sur la sécurité. L'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui limite les fouilles intégrales, est également pointé du doigt.

Les agents pénitentiaires réclament également une revalorisation de leurs salaires, car leur travail est jugé peu attractif. "On commence le métier avec un salaire minimum de 1400 euros, explique Nicolas Alter, surveillant pénitencier à la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne.

Je ne connais personne qui puisse accepter de se prendre un coup de couteau à ce tarif-là

Selon le syndicat FO, la mobilisation devrait se poursuivre ce jeudi à la maison d'arrêt de Charleville, Reims et Villenaux-la-Grande (Aube).

L'an dernier, un important mouvement social avait déjà eu lieu dans les prisons françaises après l'agression de trois surveillants par un islamiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) en janvier 2018. Depuis, la situation n'a guère évolué selon les surveillants.
 

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