"Entendez-vous dans nos campagnes" : trois raisons de voir ce documentaire touchant sur des jeunes en recherche d'emploi

Ils sont jeunes et un peu paumés. Pour être aidés dans leur projet d'avenir, ils s'engagent dans la garantie jeunes. Dans une zone rurale d'Alsace, là où les difficultés s'amoncellent, ce contrat avec la mission locale est d'autant plus nécessaire. Voici 3 bonnes raisons de regarder ce documentaire.

Précisément 492,57 euros par mois, c'est le montant que chacun des jeunes gens, engagés dans la garantie jeunes à la mission locale de Molsheim, va toucher pendant un an. Un an, durant lequel, ils vont être accompagnés par les conseillers d'insertion et les éducateurs dans leur recherche d'emploi ou de formation. Un petit groupe d'une quinzaine de jeunes, entre 17 et 25 ans, se lance en mars 2020, dans la grande aventure de leur vie. Le réalisateur Ilan Teboul les suit dans ce parcours d'insertion. Voici trois bonnes raisons de suivre Entendez-vous dans nos campagnes, un documentaire tendre et émouvant, lundi 25 octobre à 23h05 sur France 3 Grand Est.

1. Parce qu'ils sont jeunes

C'est une raison qui se suffit à elle-même : ils sont jeunes et ils ont encore besoin des adultes pour les guider dans le labyrinthe de la société. À chacun son histoire : qui, sorti de l'école sans aucun diplôme, qui, tentée par la fac, et perdue dans ses méandres, ou qui encore, se retrouve seul et sans attache. Mais tous se sentent perdus, bringuebalés par un système qui les dépasse et leur fait peur. "Autour de moi, je vois tout le monde qui a du travail; ils savent quoi faire et moi j'ai rien, même pas d'idée, ça me fait peur" déclare Sandra, 18 ans. Des jeunes qui manquent de confiance en eux. Des jeunes cabossés.

 

2. Parce que les encadrants sont emplis de bienveillance

Et qu'on a tous besoin de modèles de bienveillance. Comme celle d'une personne de la mission locale, qui, malgré l'attitude fermée de Dorian arrive à lui poser les bonnes questions et le ramène tout en douceur dans le collectif. Ou celle de Jean-Christophe, l'éducateur sportif qui réussit à amener le groupe à effectuer les mouvements d'arts martiaux lents et de relaxation. Il sait les mots qui portent : "Si tu veux être puissant, il faut apprendre à être calme." Ou enfin comme cette coach, qui, à travers des ateliers "entretien d'embauche" reprend les jeunes patiemment sur leurs attitudes de défense et les conduit petit à petit vers plus de confiance et de paroles.

3. Parce que malgré tout et malgré le confinement

Là où d'autres ont échoué : les parents, les enseignants, les équipes de la mission locale relèvent le défi de l'accompagnement de ces jeunes meurtris. Et comme si leurs épreuves passées ne suffisaient pas, le Covid vient leur mettre des bâtons dans les roues. Le confinement de la mi-mars 2020 enraye la construction de la cohésion de groupe. Alors que certains jeunes venaient de lâcher, les raisons intimes de leurs difficultés lors d'une séance de groupe à parole à couper le souffle. Deux mois plus tard, à la sortie du premier confinement, le parcours de ces jeunes reprend, cahin-caha, avec l'aide des éducateurs.

 

 

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