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Campagne de distribution d'iode dans la région de Fessenheim

Plus de 40% des personnes concernées ont déjà retiré leurs comprimés d’iode en pharmacie. La campagne est destinée à renouveler les comprimés d’iode distribués en 2009 et à développer la culture de radioprotection des riverains habitant autour de la Centrale nucléaire de Fessenheim. 
Quatre mois après le début de la distribution 40% des foyers, 33,6 % des entreprises et établissements recevant du public (ERP) et 80% des établissements scolaires concernés ont retiré leurs comprimés d’iode dans le secteur de la Centrale nucléaire de Fessenheim.
© Autorité de Sûreté Nucléaire


Au niveau national

"C'est plutôt encourageant", a déclaré à l'AFP Alain Delmestre, directeur général de l'ASN, qui "souhaite que la dynamique continue".
En cas d'accident nucléaire, l'ingestion d'iode stable est, selon l'ASN, "un moyen efficace" de protéger la thyroïde contre les effets de l'iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l'atmosphère et risquerait d'entraîner des cancers.
Cette distribution d'iodure de potassium concerne 427.000 foyers mais aussi 70.000 établissements recevant du public (écoles, entreprises, commerces...). 500 communes situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires sont visées.
Globalement, le taux de retrait est pour le moment de 40,2% (particuliers, écoles, entreprises recevant du public). Depuis février, plus de 172.480 particuliers sont allés en pharmacie pour retirer gratuitement leurs comprimés (182.860 boîtes). 
Soixante-quinze pour cent des établissements scolaires concernés ont retiré leurs comprimés d'iode, comme demandé par une circulaire de l'Education nationale.
En revanche, pour les entreprises et commerces recevant du public, les chiffres "ne sont pas très positifs", avec un taux de retrait de 27% seulement, a souligné M. Delmestre. C'est autour de la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) que le taux de retrait des particuliers est le plus élevé (49%). Et autour de celle de Civaux (Vienne) qu'il est le plus faible (31% seulement), souligne M. Delmestre.
Cette campagne de distribution, la cinquième depuis 1997, a débuté en fevrier et va se poursuivre jusqu'à la fin de l'année.
Des relances téléphoniques vont être faites pour inciter les particuliers à se rendre en pharmacie pour les pastilles d'iode.
En fin de campagne, des boîtes de comprimés d'iode seront envoyées par la poste au domicile des particuliers qui ne seront pas allés en pharmacie.

La durée de validité des comprimés d'iode est de sept ans.

L'ASN préfère que les personnes aillent chercher leurs comprimés car "cela leur permet de devenir acteurs" sur le sujet de la radioprotection, souligne M. Delmestre. Lors de la dernière campagne de distribution en 2009, 51% seulement des foyers avaient retiré en pharmacie leurs comprimés d'iode à la fin de la campagne, un chiffre qui n'était "pas suffisant", selon M. Delmestre. "Si les gens sont moteurs de leur sécurité, il y a toutes les chances qu'ils aient un comportement adapté" en cas de problème, souligne M. Delmestre. 
"Un accident nucléaire est possible en France comme dans d'autres pays. Il faut que les populations acquièrent les réflexes pour bien réagir", a-t-il redit. Les femmes enceintes et les jeunes doivent être protégés en priorité car leur thyroïde est plus sensible.
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