Colmar : mort d’un bébé en 2013, ouverture du procès d’une assistante maternelle aux assises du Haut-Rhin

Une assistante maternelle d’Illzach comparaît devant les assises du Haut-Rhin à Colmar à partir de ce lundi 30 novembre. Elle est poursuivie pour violences ayant entraîné la mort, sans intention de la donner, d’un bébé dont elle s’occupait en 2013.

 
Ouverture ce 30 novembre aux assises du Haut-Rhin, du procès d’une assistante maternelle poursuivie pour violences ayant entraîné la mort, sans intention de la donner, d’un bébé.
Ouverture ce 30 novembre aux assises du Haut-Rhin, du procès d’une assistante maternelle poursuivie pour violences ayant entraîné la mort, sans intention de la donner, d’un bébé. © Vincent Lemiesle/France Télévisions
La cour d'assises du Haut-Rhin juge à partir de ce lundi 30 novembre à Colmar une assistante maternelle d'Illzach, après le décès en 2013 d'une fillette de six mois dont elle avait la garde. Elle est poursuivie pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Les faits remontent au mois d’avril 2013, à Illzach. Des parents déposent leur bébé, une fillette de six mois, chez son assistante maternelle à 8h du matin. A 13h, cette dernière appelle la mère en lui disant que l’enfant ne va pas bien, qu’elle a des convulsions. La fillette mourra deux jours plus tard à l’hôpital de Strasbourg. Selon les expertises médico-légales, elle est morte d’un hématome sous-dural aigu, qui selon les experts est causé par une ou plusieurs secousses volontaires pratiquées par un tiers.

Dans cette affaire, les parents veulent rester discrets. Ils ne souhaitent pas que leur nom soit communiqué. Ce qu’ils recherchent aujourd’hui, c’est la vérité. "Ils aimeraient -que l'assistante maternelle- cesse de s’enfermer dans ses dénégations. Mais ils ne sont pas en quête de vengeance. Ils sont en quête de justice" indique Me Fabrice Bigot, avocat des parties civiles. 

L'accusée, une mère de famille de 39 ans, comparaît libre. A l'époque des faits, elle débutait dans la profession. C'était son troisième jour de garde de la fillette. Elle a toujours nié l'avoir secouée. "Notre cliente clame son innocence depuis sept ans", rappelle Me Grégoire Etrillard, avocat de la défense. "La seule manière dont elle est accusée, c'est sur la base d'expertises qui sont le copier-coller des recommandations de la Haute autorité de santé, dont nous demandons le retrait depuis des années, parce qu'elles ne reflètent pas l'état de la science". Les débats vont être longs, le verdict n'est pas attendu avant jeudi.
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