Haut-Rhin : il fabrique des bombes artisanales, un homme interpellé à Colmar

Un homme de 26 ans a été arrêté le 26 août dernier à Colmar. Lors d'une perquisition menée à son domicile de Rouffach, les enquêteurs ont découvert plusieurs engins explosifs. L'enquête est confiée à la police de Mulhouse.
La police de Colmar a interpellé le 26 août un homme soupçonné d'avoir confectionné des engins explosifs à Rouffach.
La police de Colmar a interpellé le 26 août un homme soupçonné d'avoir confectionné des engins explosifs à Rouffach. © Hervé KIELWASSER/L'ALsace/MaxPPP

Un élève du Centre de Formation des Apprentis de Colmar a été interpellé le 26 août. Il a été mis en examen pour fabrication non autorisée d’engin explosif, annonce ce mercredi 8 septembre Catherine Sorita-Minard, procureure de la République de Colmar, confirmant une informations révélée par Le Canard Enchaîné.

Ce 26 août, le parquet de Colmar est informé qu'un homme se vantait d’avoir fabriqué des engins explosifs, et diffusait des vidéos sur ce sujet. "Il est interpellé et placé en garde à vue le jour même". L'individu, né à Colmar en 1995 et sans antécédent judiciaire, "est un consommateur de stupéfiants ayant présenté par le passé des troubles psychiatriques ayant justifié des hospitalisations en psychiatrie."

Klu Klux Clan et croix gammées

Au même moment, des perquisitions sont menées à Rouffach où le suspect habite. Elles permettent la découverte "d’engins explosifs, d’ensembles de poudres noires, des initiateurs, des pièces métalliques, un morceau d’uranium naturel. Les engins explosifs fabriqués ont été neutralisés par une équipe de démineurs."  Du matériel informatique est également été saisis, et de la documentation en lien avec le Klu Klux Klan. "Certains documents étant ornés de croix gammées". 

L'homme indique avoir "fabriqué ces engins explosifs en vue de les faire exploser dans un champ ou dans des endroits neutres, sans danger pour les personnes ni pour les biens. Il apparait en lien avec au moins une personne domiciliée en Belgique adhérant à des thèses d’ultra-droite", précise la procureure. 

Une peine de 7 années de prison encourue

La procureure a ouvert une information judiciaire des chefs suivants :

- détention et transport de substances ou produit incendiaire ou explosif ou d’éléments servant à la confection d’engins explosifs
- fabrication non autorisée d’engin explosif
- fabrication d’éléments destinés à entrer dans la composition d’un produit explosif

Les peines encourues sont 7 années d’emprisonnement, interdiction de détenir une arme, privation des droits civiques, civils et de famille, outre une peine d’amende. Placé en détention provisoire, il a été incarcéré le 28 août et mis en examen pour ces infractions. 

Les investigations menées par la direction zonale de la police judiciaire "se poursuivent dans le cadre de l’information judiciaire, notamment pour déterminer les intentions de l’intéressé, ses relations, et sa personnalité". Une expertise psychiatrique sera effectuée. Le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi de l'enquête, nous indique une source policière.

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