Plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé jeudi 28 avril en Alsace pour exiger le retrait du projet de loi Travail. C'était la quatrième journée de mobilisation contre le texte défendu par Myriam El Khomri, considéré par les manifestants comme un facteur de précarité.
Dans les grandes villes d'Alsace, la CGT était à la pointe du mouvement, mais aussi FO, la CFTC, Sud, l'UNSA, l'UNEF. Le gouvernement a beau tenté des concessions, le mot d'ordre est toujours le retrait pur et simple du texte.
A Strasbourg, les intermittents du spectacle ont également rejoint le cortège. Rien n'est définitivement règlé en ce qui concerne leur régime d'assurance chômage et la loi El Khomri reste, selon eux, un autre outil de précarisation.
Plusieurs centaines de personnes ont aussi défilé à Colmar ce matin et à Mulhouse cet après-midi. Les oreilles de la ministre du Travail n'ont pas fini de siffler.
Lors des traditionnelles manifestations du 1er mai dimanche, le retrait de la loi El Khomri sera certainement en bonne place dans la liste des revendications.
L'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL souhaite maintenir la pression à quelques jours du début du débat parlementaire, fixé au 3 mai.
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