“Tous repreneurs”, l'association qui favorise l'entrepreneuriat et le retour à l'emploi

Le bus itinérant de l'association "Tous repreneurs" pour le dispositif "Cap ou pas cap" à Metz. / © Association "Tous repreneurs"
Le bus itinérant de l'association "Tous repreneurs" pour le dispositif "Cap ou pas cap" à Metz. / © Association "Tous repreneurs"

Radoine Mébarki, Président fondateur de l’association «Tous repreneurs» lance un défi aux demandeurs d’emplois du Grand Est : « cap ou pas cap » de changer de vie et de trouver sa voie ? Les candidats ont jusqu'au 12 Novembre pour s'inscrire sur http://tousrepreneurs.fr.
 

Par Laura Poli

Avec son bus itinérant, Radoine Mébarki, fondateur de l’association « Tous repreneurs », sillonne les routes du Grand Est. Son but ? Booster les jeunes auto-entrepreneurs ou aider les plus fragiles - décrocheurs, salariés touchés par le licenciement ou en réorientation, en difficulté sociale -  à découvrir leurs talents et à s’épanouir dans leur travail.
Depuis la création de l’association en Octobre 2016, « Tous repreneurs » organise des sessions de formations intensives pour un retour à l'emploi ou pour la concrétisation de projet. Ce dispositif a aidé 80% des participants à se réinsérer professionnellement et à créer 82 entreprises.  
Les formations se déroulent dans six villes : Nancy, Metz, Strasbourg, Mulhouse, Reims et Troyes. 

« Venez comme vous êtes »


Qu'importe l'origine sociale, le sexe, l'âge, l'absence ou le nombre de diplômes. Le dispositif est ouvert à tous, sans prérequis. Le seul critère ? La motivation et l'envie d'entreprendre. Tous les candidats ont leur chance et ce quel que soit leur projet. Création de food-truck, ferme, conseil en décoration de mariage, photographie, géologie... Toutes les idées sont les bienvenues !  

Un accompagnement solide

Après un entretien individuel de motivation, deux parcours sont proposés au candidat pour l'aider à construire son orientation et préparer son avenir professionnel. La formation, entièrement financée par l'Etat, est gratuite. 
Le parcours salarial, d'une durée d'un mois, est réservé à ceux qui souhaitent un retour à l'emploi. Pour ceux qui souhaitent devenir entrepreneurs/repreneurs, la durée est de quatre mois.
Au programme ? Identification des compétences, développement de la confiance en soi, challenger son idée, développer sa créativité ou découvrir le monde entrepreneurial. 
Un suivi individuel sur 36 mois est proposé à la fin de la formation pour soutenir et continuer à conseiller les anciens candidats. 


Témoignage d'Alexandra Lahoussay, ancienne cheffe de rayon en électroménager pendant 14 ans, bénéficiaire du parcours entrepreunarial et fondatrice de "Globe Cro'coeur" : 

Alexandra Lahoussey, bénéficiaire du dispositif "Cap ou pas cap" de l'association "Tous repreneurs"
Alexandra Lahoussey, bénéficiaire du dispositif "Cap ou pas cap" de l'association "Tous repreneurs"

Comment avez-vous découvert le dispositif de "Tous repreneurs" ? 
- De deux façons. Grâce à des connaissances, j'ai rencontré "Les Super nanas", des co-organisatrices d'événements qui étaient passées par le dispositif "Tous repreneurs". Au même moment, le bus était présent place Maginot à Nancy. Je suis allée récolter quelques infos puis je me suis inscrite en me disant que quoi qu'il arrive, cela était un accompagnement qui me permettrait d'avoir des clefs en main. Une fois le casting passé, j'étais lancée dans le dispositif et  dans l'accompagnement qui va avec. 

Pourquoi avez-vous eu envie de l'intégrer ?
- Lors d'un voyage de dix mois en Amérique du Sud et en Asie, j'ai découvert que j'avais des compétences relatives à l'organisation de voyages. En rentrant, j'ai eu l'envie de réaliser mon propre projet et je me suis lancée en 2018 pour fonder "Globe Cro'coeur". Désormais, je suis "travel planner". Je crée des voyages sur mesure pour permettre aux voyageurs de ressentir des émotions positives. 

Quelle aide vous a-t-il apporté ? 
- Ce dispositif m'a donné les bases utiles pour construire un projet : la gestion, l'écriture d'un plan d'action commercial, la comptabilité, la communication, le marketing, la stratégie d'entreprise en général... Il m'a également conforté dans le fait que j'étais sur la bonne voie pour mon projet d'entreprenariat. J’étais déjà lancée dans la création de mon projet avant d'intégrer le dispositif. "Tous repreneur"  m'a accompagné solidement et permis d'avoir un cadre.

Quelles sont les particularités de la formation ? 
- Le dispositif permet d'accéder à des cours au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Il contient six modules : marketing, communication, stratégie d'entreprise, management, comptabilité et gestion. 
Il y a également trois modules distincts : le premier nous donne des bases et des informations que l'on doit connaître vis-à-vis du module. Le second module est individuel : à la maison, nous devons appliquer ce que nous avons vu en cours à notre propre projet. Le troisième correspond à de la restitution : nous devons exposer ce que nous avons appris autour de notre projet.
Cela nous fait travailler concrètement sur notre activité personnelle. 
En outre, nous sommes accompagnés par des professionnels. Ils nous guident dans la bonne direction. Par exemple, nous avions un coach en psychologie pour nous aider à savoir si nous étions en phase avec notre projet... Une personne était toujours disponible pour nous écouter et répondre à nos interrogations. 

Quel a été le plus difficile ?
- Prendre conscience de la multitude des casquettes que l'on doit porter quand on est auto-entrepreneur ou repreneur. La formation permet de se rendre compte de la montagne que l'on doit gravir. De savoir si nous avons les épaules assez larges pour exercer ce type d'activité. 

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui n'osent pas postuler à ce dispositif ?
- Qu’ils ont plus à prendre et à gagner que l’inverse ! Que tout ce qui est à prendre est à prendre. Quand on se sent en difficulté et qu'un organisme nous tend la main pour nous aider, nous avons tout intérêt à y aller. Il ne faut pas avoir peur et foncer. Tout ne se résume pas au niveau d'études, bien au contraire. 
 

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