Epernay : un élève sort un couteau en plein cours au collège Terres Rouges

C'est au collège des Terres Rouges, à Epernay, que l'incident a eu lieu ce jeudi 17 octobre 2019. / © Xavier Claeys/France 3 Champagne-Ardenne
C'est au collège des Terres Rouges, à Epernay, que l'incident a eu lieu ce jeudi 17 octobre 2019. / © Xavier Claeys/France 3 Champagne-Ardenne

Un élève de cinquième scolarisé en SEGPA au collège Terres-Rouges d'Epernay a sorti un couteau en plein cours, jeudi 17 octobre vers 10h30. Sans menacer ni attaquer personne. Les élèves sont rentrés chez eux jeudi après-midi. L'établissement est ouvert ce vendredi mais il n'y aura pas de cours.

Par Marc Schmitt

Il était 10h30, ce jeudi 17 octobre 2019, dans une classe de 5e SEGPA au collège Terres-Rouges à Epernay lorsqu'un collégien a sorti un couteau en plein cours. Sans menacer ni insulter personne, il aurait ensuite conservé son arme à la main. 

"C'est un couteau de type couteau à steak. L'enseignante lui a demandé de lâcher l'arme mais il ne voulait pas. Plus tard, il a été possible de le raisonner", explique Jean-Paul Obellianne, inspecteur d'académie de la Marne qui précise "qu'il s'agit d'un jeune qui a des problématiques médicales qui l'empêchent parfois d'avoir un comportement maîtrisé".
 

Pas de cours ce vendredi  

La police et les pompiers ont été appellés. A 14h, les enseignants ont exercé leur droit de retrait et les élèves sont restés chez eux jeudi après-midi. "Les gens ont plus été choqués et marqués par la peur de ce qu'il aurait pu se passer", indique l'inspecteur d'académie. 

Ce vendredi 18 octobre, veille de vacances scolaires, l'établissement sera ouvert pour ceux qui le souhaitent avec la mise en place d'une cellule d'écoute. Les cours en revanche ne seront pas assurés. "Les bons gestes ont été mis en oeuvre par l'enseignante. La réaction, le sang-froid dont elle a fait preuve ont permis à tous de ne pas faire de cet incident un évènement grave", salue de son côté Solène Massicard, du syndicat SE UNSA.

Quant à l'élève, "il a été emmené par la police dans un état d'agitation et de grande souffrance psychologique", conclut Jean-Paul Obellianne. 

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