Coronavirus : les étudiants de Sciences Po confinés chez eux à Reims "restent à l'écart des gens le plus possible"

Publié le Mis à jour le
Écrit par Céline Lang .

La vie s'organise pour les étudiants de Sciences Po Reims confinés chez eux pendant 14 jours suite à un voyage passant par la Lombardie où sévit le coronavirus Covid-19. Ils se disent bien accompagnés par leur école et pas trop inquiets de leur situation. Témoignage. 

Au téléphone, la voix de cette étudiante de 19 ans est assurée. Aucune crainte ne perce dans ses propos. Et pourtant, comme une centaine de ses camarades, elle a été invitée par l'administration de Sciences Po Reims à rester confinée chez elle. De retour de voyage, elle est passée, comme ses camarades, par l'Italie du Nord où sévit le coronavirus Covid-19. Elle ne peut donc plus suivre les cours sur le campus, comme le recommande le gouvernement français, et plus précisément le Ministère de la Santé



"Dans la soirée de lundi, on a reçu des informations de l’administration de Sciences Po, explique-t-elle. Les personnes ayant séjourné en Lombardie et Vénétie ne devaient plus se rendre en cours pendant deux semaines". Mais elle et ses amis avaient déjà anticipé en suivant les recommandations du gouvernement. Ils ont eu le temps de faire quelques courses pour se nourrir, acheter des masques et un thermomètre. Et pour eux, la marche à suivre est claire : sortir le moins possible, surveiller sa température et appeler le 15 si jamais celle-ci dépasse les 37.5 C°.

On prend tout le temps notre température et pour le moment, il n'y a pas de problème.

- Une étudiante à Sciences Po Reims de retour de voyage en Italie du Nord -

S’organiser pour suivre les cours à distance

Dans la colocation de cette étudiante, ils sont six, dont quatre à être passés par l'Italie. Et pour les autres colocataires qui ne sont pas partis en voyage dans des régions où le virus circule, les consignes sont les mêmes : interdiction d'aller en cours pendant 14 jours. Alors la vie s'organise gentiment autour de jeux, de discussions mais aussi de travail puisque l'établissement rémois organise la transmission des cours pour les étudiants confinés. "Par exemple, demain, je vais faire une compréhension écrite d’allemand à distance. Les profs sont très présents et, vraiment, pour le moment, la situation n’est pas trop pesante".



Difficile cependant de passer 14 jours sans mettre le nez dehors, surtout si on les consacre à rattraper cours et devoirs. 

Je ne vais pas vous dire que l’on ne sort absolument pas, mais on ne sort pas en contact avec les autres, on reste à l’écart des gens le plus possible, mais on prend un petit peu l’air quand même, parce que sinon, on ne pourrait pas tenir pendant deux semaines.

- Une étudiante à Sciences Po Reims de retour de voyage en Italie du Nord - 

Une inquiétude mais pas de panique

La panique ne semble donc pas s'être installée dans cette colocation rémoise. Les étudiants disent être très suivis et bien accompagnés par les équipes administratives et pédagogiques de leur établissement. "On est un peu inquiets, mais on sent la situation très bien gérée par le gouvernement français et par Sciences Po qui nous envoie beaucoup d’informations et qui nous encadre. Donc on est inquiets dans la mesure du raisonnable", précise encore cette étudiante. 



L'essentiel, pour eux, est donc de bien respecter les consignes qui leur ont été transmises, qui sont aussi celles du gouvernement : rester chez eux le plus possible, limiter les déplacements, porter un masque et être le plus prudent possible pour ne pas répandre un potentiel virus.



 
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