Reims : un lycéen aidé par un taxi, la SNCF et les gendarmes pour arriver à l'heure à son oral du bac de français

Un lycéen de première qui avait loupé son arrêt de TGV à Reims et était descendu à Nancy a pu être accompagné par un taxi et les gendarmes pour arriver à temps.
La gare de Reims, où le lycéen aurait dû arriver, s'il n'avait pas loupé l'arrêt.
La gare de Reims, où le lycéen aurait dû arriver, s'il n'avait pas loupé l'arrêt. © FTV

C'est la belle histoire du bac de français 2021, elle a été largement commentée et saluée. Rémi (prénom modifié), un jeune lycéen parisien scolarisé en classe de première à Saint-Joseph à Reims devait passer son oral du bac de français le mardi 29 juin à 13h30. Il a pris son TGV depuis la gare de Paris Est, et devait arriver à bon port pour l'examen dans la matinée. Sauf qu'il a malheureuseument loupé l'arrêt Champagne-Ardenne TGV. Imposssible de stopper le train, Rémi se retrouve à l'arrêt suivant, en Lorraine, à Nancy. Le jeune homme descend après avoir averti le contrôleur. Il est imédiatement pris en charge par la SNCF et un taxi. 

"Quand je l’ai pris en charge à la gare de Nancy, le gamin était totalement paniqué", raconte le chauffeur de taxi Boudriss Ben Abba à nos confrères de France Bleu Lorraine. La course s'élève à 450 euros, il y a plus de 200km entre les deux villes. "Cette décision à 450 euros avait un caractère exceptionnel. Elle entre dans le cadre du dispositif SNCF-Exam où, pendant les deux premiers jours des épreuves du Bac, on est particulièrement vigilants à la situation des jeunes", selon la SNCF Grand Est.

"Ma mission, c’était qu’il arrive à l’heure à son centre d’examen », se souvient le chauffeur de taxi. « J’ai complètement zappé le code de la route. J’ai pas calculé le danger", reconnaît-il. Il prend la décision de passer par la nationale 4, plus directe que l'autoroute. 

Le taxi fonce, comme dans un film, n'écoutant que son coeur de père, pour que le jeune garçon puisse passer son oral. Il appuie sur la pédale, sachant très bien qu'il n'était plus en règle avec la vitesse limitée à 90km/h sur cet axe routier. Il accélère et se retrouve juste devant l'escadron départemental de sécurité routière, qui inévitablement lui fait signe de s'arrêter pour vitesse excessive. C'est alors qu'après la solidarité de la SNCF et du taxi, la compréhension des gendarmes entre en jeu. Ceux-ci embarquent le lycéen dans leur véhicule et prennent la route de Reims.

Dans les couloirs de Saint-Joseph, les examinateurs sont pendant ce temps à la recherche de Rémi. Ils demandent à ses camarades de ses nouvelles. Lorsque soudain, l'élève pointe enfin son nez dans les couloirs. Le jeune homme est arrivé détendu selon une de ses camarades, avec trente minutes de retard. Les examinateurs et surveillants se sont montrés compréhensifs avec avec lui. Il connaîtra son résultats mardi 6 juillet. Ils sont nombreux à l'attendre. Il ne faudrait décevoir aucun de ceux qui ont oeuvré à cette grande chaîne de solidarité.

Même le PDG de SNCF voyageurs, Christophe Fanichet, a réagi suite à cette chaîne de solidarité. "La ponctualité est une affaire d’équipe ! Merci et bravo aux cheminots qui se sont mobilisés avec d’autres dans le cadre de notre dispositif SNCF Exams pour permettre à ce voyageur d’arriver à temps pour passer son bac !". 

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