Agression d'un chauffeur de bus à Nancy : le service suspendu pour la journée du 28 février

L'agression d'un chauffeur de bus à Nancy par un piéton le mardi 27 février a conduit les conducteurs du réseau Stan à exercer leur droit de retrait. La direction de Keolis a suspendu totalement le service à la mi-journée. Ils demandent le renforcement des mesures de sécurité.

La circulation des trams et bus à Nancy (Meurthe-et-Moselle) a été suspendue à la mi-journée du mercredi 28 février 2024. Les personnels exercent leur droit de retrait suite à l'agression d'un chauffeur. 

Blessé à l'arcade

L'agression est survenue mardi 27 février 2024 vers 17h30 sur la ligne Tempo 4 au niveau de la place des Vosges. Suite au freinage d'urgence du bus devant un piéton, le conducteur se serait excusé. Le piéton a d'abord craché sur la vitre avant de monter dans le véhicule et de frapper le chauffeur au visage. 

Ce dernier est blessé à l'arcade sourcilière et hospitalisé. C'est la seconde agression en quelques jours.

Kéolis confirme et condamne cette nouvelle agression. Une réunion du CSSCT (Commission Santé Sécurité Conditions de Travail) s'est tenue ce matin entre direction et représentants du personnel. 

Des mesures à venir

À l’issue de la réunion, la direction de Kéolis a annoncé des mesures de sécurité renforcées pour mieux protéger les personnels. 

  •  Les conducteurs doivent rouler vitre anti-agression relevée et ne pas quitter leur poste de conduite (une campagne de révision sera réalisée pour limiter leur vibration éventuelle ou identifier celles qui mériteraient d’être agrandies).

  • Les interventions des conducteurs à bord, en dehors de leur poste de conduite, doivent être limitées à la stricte assistance médicale sur sollicitation des pompiers par le PC (pas d’intervention à bord pour raison commerciale, objet oublié, etc.).

  • Les effectifs de contrôle, d’intervention et de managers de proximité vont être déployés sur le terrain de manière visible, à bord des véhicules et aux arrêts selon une organisation définie ce jour et variable pour les jours à venir.

  • En cas d’agression sur une ligne, une information transparente sera diffusée aux conducteurs de la ligne et le personnel de terrain devra converger vers la ligne concernée et se rendre visible des clients et du personnel de conduite.

  • En cas d’agression dans le centre de Nancy, un appel général sera effectué sur le réseau et le personnel de terrain se rendra visible aux principaux arrêts du centre-ville pour les clients et les conducteurs.

  • Un dispositif expérimental de médiation va être déployé sur le réseau Stan à compter du 11 mars prochain. Formés à la médiation sociale et citoyenne, les médiateurs auront pour tâche de « déminer » les situations délicates ou susceptibles de dégénérer. Ils disposeront d’une radio pour rester en contact avec le service Intervention en cas de problème.

  • Des présences policières (police nationale et polices municipales) ont été demandées par la Direction et vont être appuyées par la Métropole pour assurer une présence dissuasive à bord des bus.

  • Dans le cadre de la convention avec la Police Nationale, un point mensuel va être demandé pour faire le point sur les agressions, les plaintes déposées et les suites qui y ont été données, les plaintes en attente.

  • Une étude de faisabilité pour équiper d’une deuxième caméra les véhicules les plus anciens.

En contrepartie de ces mesures, le service devrait reprendre normalement le jeudi 29 février.