Nancy : l’inquiétude des clubs et des sportifs après la fermeture de la piscine olympique de Gentilly

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Écrit par Cécile Boisson
La piscine de Gentilly a fermé ses portes brutalement pour une longue période de travaux
La piscine de Gentilly a fermé ses portes brutalement pour une longue période de travaux © Blandine Thibult

Annoncée mercredi 12 janvier 2022, la fermeture de la piscine olympique de Gentilly, la dernière de la métropole du Grand Nancy fait des remous. Les clubs et les sportifs de haut niveau attendent des réponses pour poursuivre leurs entraînements dans de bonnes conditions.

La crise sanitaire avait déjà largement impacté les clubs nautiques du Grand Nancy avec les fermetures de bassins. Seuls les sportifs de haut niveau avaient alors été autorisés à s’entraîner. La fermeture mercredi 12 janvier 2022 de la dernière piscine olympique de la métropole, prévue à un horizon plus lointain, a achevé de dérouter les clubs et les sportifs.

Blandine Thibult, maman de deux jeunes nageuses prometteuses, Léonie et Clara (quintuple médaillée d’or aux championnats de France des 11-12 ans en décembre dernier), se pose aujourd’hui beaucoup de questions.

"On savait que la piscine de Gentilly allait fermer mais pas maintenant ! Mes filles font six à sept entrainements par semaine, c’est déjà très lourd à gérer. On nous parle cette fois d’entraînements à Champigneulles ou Lunéville pour compenser, ça va être ingérable même si je ferai tout pour que mes filles puissent s’entraîner au vu de leur investissement personnel".

Les nageurs de haut niveau ont en effet besoin d’un gros volume d’heures pour se maintenir à niveau, progresser, être prêts pour les compétitions.

Ce que confirme la maman des petites championnes : "après une semaine de vacances, il faut trois semaines pour revenir à niveau, le risque avec des entraînements en pointillés dans des piscines toujours différentes, c’est que la saison soit fichue pour elles. Léonie a les championnats de France en mai, les quinze jours à venir vont être déterminants".

On est en attente d’un redéploiement pour nos 600 adhérents et des réponses de la métropole du Grand Nancy

Philippe Fabris, président ASPTT Nancy

De son côté le président de l’ASPTT Nancy, Philippe Fabris, veut garder la tête froide : "on est en attente d’un redéploiement pour nos 600 adhérents et des réponses de la métropole du Grand Nancy. Il n’y aura pas de solution idéale à part rester où on est mais on fera au mieux avec ce qu’on nous donnera comme créneau".

La première solution se nomme Champigneulles, une piscine gérée par la communauté de commune du Bassin de Pompey, la seule piscine olympique à proximité de Nancy étant Lunéville.

"Il n’y a pas que le haut niveau pour lequel on doit s’organiser, il y a notamment les stages "J’apprends à nager" pendant les vacances pour lesquels il y a de la demande avec le retard pris par les plus jeunes avec la crise sanitaire. On espère réécrire tout cela dans la sérénité et pas dans la précipitation et avoir de vraies réponses fixes pour la saison prochaine".

Un bassin mobile pour le water-polo ?

Outre la natation, toutes les disciplines aquatiques sont touchées par cette fermeture et parmi elles le Water-polo. Laure Gauthreau, présidente du Grand Nancy Aquatique Club et entraîneure de l’équipe de Water-polo a été très surprise par cette fermeture mais elle imagine déjà des solutions : "il faudrait un bassin mobile de 50 mètres avec une profondeur d’1,80 mètres sur cinq couloirs, en extérieur, ça ne nous dérangerait pas, ça s’est déjà fait ailleurs".

L’entraîneure compte également avec la piscine universitaire de Nancy, les Océananautes, qui dépend cette fois de l’éducation nationale, pas de la métropole. Un bassin de 25 mètres mais qui est profond, un bassin qui doit également fermer ses portes en avril pour travaux… "Nous avons 450 adhérents pour lesquels il faut trouver des solutions avec la natation artistique également".

Quid des matchs ? "Pour l’équipe de water-polo élite, nous n’avons plus de piscine pour les matchs, j’ai déjà programmé ceux de février à la piscine de Thionville qui a un bassin de 50 mètres, il se peut que certains entraînements se fassent là-bas également" ajoute Laure Gauthreau.

Aucune piscine n’est équipée en plongeoir comme l’est celle de Gentilly, il faut trouver la piscine et l’équiper

Katsiaryna Mazanik, section plongeon ASPTT Nancy

Autre problématique, celle des plongeurs, une pratique qui nécessite d’avoir un bassin assez profond. "C’est une mauvaise nouvelle, se désole Katsiaryna Mazanik, responsable de la section plongeon à l’ASPTT Nancy, mais je veux rester confiante, ils ne vont pas nous laisser comme ça. Le problème c’est que les piscines ne sont pas élastiques pour accueillir toutes les disciplines ! Aucune piscine n’est équipée en plongeoir comme l’est celle de Gentilly, il faut trouver la piscine et l’équiper…"

Seule certitude pour les clubs et les amateurs de sports nautiques, tous attendent les réponses de la métropole.

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