Meuse : création d'un réseau citoyen pour lutter contre les incivilités dans les espaces naturels et agricoles

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Écrit par Jean-Christophe Panek
Les gendarmes de la brigade de Revigny sur Ornain (Meuse) en train de constater un dépôt sauvage d’ordures ménagères dans un bois près de la nationale 4 sur la commune de Stainville.
Les gendarmes de la brigade de Revigny sur Ornain (Meuse) en train de constater un dépôt sauvage d’ordures ménagères dans un bois près de la nationale 4 sur la commune de Stainville. © Frédéric Madiai, France Télévisions

Prévenir les atteintes à l’environnement en associant la population, c'est l'objectif du dispositif Veille Nature. Un dispositif de lutte citoyen contre les décharges sauvages, pollutions diverses, braconnages, vols ou encore dégradations de matériels agricoles et forestiers.

C'est un des huit panneaux qui vient d'être implanté aux alentours du village de Void-Macon (Meuse). Juste à l'entrée du parcours de santé de la commune où la forêt représente plus du tiers du territoire. "Nous avons plus de 1.300 hectares boisés" explique la maire Sylvie Rochon, "et quand on découvre des matériaux de chantier lorsqu'on se promène en forêt, c'est bien désolant. Il faut préserver la nature."

Le but, c'est de recueillir le maximum de signalements de la part des usagers de la nature

Mark Evans, commandant du groupement de gendarmerie de la Meuse

Du coup, face à la multiplication de ce type d'incivilités, Void-Macon a décidé d'adhérer au dispositif Veille Nature. "C'est un dispositif de participation citoyenne appliqué à la protection de l'environnement" précise le colonel Mark Evans, commandant du groupement de gendarmerie de la Meuse, "le but, c'est de recueillir le maximum de signalements de la part des usagers de la nature pour nous permettre d'agir et de trouver les auteurs de ce genre d'infractions."

Des référents au service de la nature

Des dépôts d'immondices au bord des routes, des carcasses de véhicules abandonnés, des rodéos en forêts, des déchets déversés sauvagement... toutes les incivilités peuvent être signalées par les usagers. Il suffit de flasher le QR code qui se trouve sur les panneaux.

Mais seules les personnes préalablement inscrites peuvent alerter les autorités. Ils sont considérés comme "référents". "La particularité des milieux naturels, c'est qu'ils sont très vulnérables. Dans la nature, il n'y a pas de caméras de surveillance" indique le colonel Mark Evans, "on a rarement des infos et souvent, quand on les recueille, il est déjà trop tard. Avec ce dispositif, l'intérêt, c'est de s'appuyer sur la population sensibilisé et informé qui aura la possibilité de nous contacter très rapidement afin qu'on puisse améliorer notre action."

La Préfecture de la Meuse précise que ces référents seront formés par la gendarmerie sur les principales infractions liées à l’environnement et sur les conduites à tenir : "l’enjeu est de créer un réseau de référents volontaires avec lesquels la gendarmerie entretiendra un lien de proximité renforcé, à l’instar des référents Participation Citoyenne, plutôt concentrés sur les zones résidentielles." Les structures, les fédérations et associations de loisirs et professionnelles animant des activités de nature peuvent également devenir "référent."

"La vocation" résume le colonel Mark Evans, "c'est de dissuader les mauvais comportement mais aussi sensibiliser et responsabiliser."

J'espère que beaucoup de communes vont adhérer au dispositif

Sylvie Rochon, maire de Void-Macon

"Il n'y a pas que les détritus", ajoute Sylvie Rochon, "le dispositif permet aussi de signaler tout évènement dangereux. Un arbre tombé sur la chaussée par exemple. L'enjeu, c'est le signalement d'un danger et provoquer l'intervention. J'espère que beaucoup de communes vont adhérer au dispositif."

La Préfecture indique que ces référents seront également, autant de vecteurs de mobilisation en cas de recherche de personne en péril.

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