Metz : un dentiste de l'hôpital militaire Legouest condamné à dix mois de prison avec sursis pour des attouchements sexuels

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Écrit par Yves Quemener .

Un dentiste de l'hôpital Legouest à Metz (Moselle) était poursuivi pour des attouchements sexuels. Vendredi 18 mars 2022, devant le tribunal des affaires pénales militaires, il a été condamné à dix mois de prison avec sursis, ainsi qu'une interdiction d’exercer pendant deux ans la profession de dentiste.

Vendredi 18 mars 2022, devant le tribunal des affaires pénales militaires, un dentiste de l’hôpital Legouest à Metz (Moselle) était poursuivi pour des attouchements sexuels sur six femmes. Il a été condamné à dix mois de prison avec sursis, ainsi qu'une interdiction d’exercer pendant deux ans la profession de dentiste et une inéligibilité de six mois. Ce qui entraîne la perte de grade militaire et donc la radiation d'office.

Il a été relaxé pour un des dossiers. Il est condamné pour cinq autres affaires.

Ce matin pendant l’audience, le dentiste n’était pas présent. Il n’était pas non plus représenté par son avocat. 

Elles sont toutes encore traumatisées. Plus particulièrement l'une d'entre-elles, qui n'a toujours pas repris le travail et reste en arrêt de maladie

Elodie Maumont, avocat spécialiste en droit militaire

C'est une gendarme de Thionville qui a donné l'alerte au mois d'août 2021. Après une consultation, elle évoque des attouchements sexuels. Ensuite, au moins cinq autres femmes militaires ont porté plainte pour les mêmes raisons.

Elodie Maumont est avocate spécialisé en droit pénal militaire. A Paris, joint par téléphone, une année après les faits, elle explique : "Elles sont toutes encore traumatisées. Plus particulièrement l'une d'entre-elles, qui n'a toujours pas repris le travail et reste en arrêt maladie. Les autres, pour la plupart ont un suivi psychothérapeutique. Il faut bien comprendre, et c'est encore plus vrai dans le cadre militaire".

Elles racontent toutes le même scénario. Pendant les consultations, certaines auraient senti la main du dentiste entre leurs jambes ou encore l'avant-bras du docteur sur leur poitrine, "elles étaient en position de faiblesse et parfois même avec du matériel médical".

Le Ministère des Armées avait demandé une réponse pénale exemplaire

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De nouvelles plaintes

Depuis que l'affaire a été rendue publique, Elodie Maumont a été sollicitée par d’autres victimes pour les mêmes raisons, des femmes militaires qui racontent les mêmes attouchements et les mêmes harcèlements.



De son côté l’avocat du dentiste a expliqué "qu'il n'y a aucune preuve concrète à ce stade de l'enquête. Il n'y a que les déclarations des plaignantes"

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