Mulhouse : pour sa demande en mariage, il opte pour le parapente. Rien ne se passe comme prévu

Sandra et Michael ont fait le grand saut / © M Peeters
Sandra et Michael ont fait le grand saut / © M Peeters

Une demande en mariage, c'est toujours un saut dans l'inconnu. Surtout quand on la fait en parapente. C'est cette option qu'a choisie l'alsacien Michael Peeters pour faire tomber ... les dernières craintes de sa dulcinée. Opération réussie non sans quelques rebondissements : elle a dit oui. 

Par Cécile Poure

Samedi, Michael Peeters a bien cru que toute son opération séduction allait battre de l'aile. Tous les détails étaient pourtant réglés depuis des mois, au centimètre et à la seconde près. Oui mais voilà : c'était sans compter sur le vent et sur sa mère. Il faut dire que Michael a pris des risques certains : pour faire sa demande en mariage, il a opté pour le parapente. 
 

En 2020, l'Euro. En 2021, le mariage


Le titre peut vous paraître saugrenu mais il résume -et c'est le but- assez bien notre histoire. D'une part, Michael est un amateur de football. D'autre part, c'est aussi un homme organisé. Très organisé.

Car pour faire sa demande en mariage, il lui a fallu tout planifié. Depuis des mois. Depuis le mois de mai exactement. La taille de la bague, réserver un vol et un moniteur, prévoir l'heure d'atterrissage, la pancarte,  prévenir les potes, la famille, organiser l'apéritif au milieu de nulle part, croiser les doigts, serrer les fesses.

Je voulais que ce soit inoubliable
-Michael Peeters-


"Je cherchais des idées originales pour lui demander sa main. Ca fait longtemps qu'elle l'attend. Du coup quitte à faire le grand saut, je me suis dit pourquoi pas le parapente. En plus, comme Sandra, contrairement à moi, a déjà été mariée, je voulais que ce soit une vraie surprise, que ce soit inoubliable." Pas de souci là dessus, vous verrez.

Afin que Sandra ne se doute de rien, Michael demande à ses amis de lui offrir un vol en parapente pour son anniversaire. Simple et efficace. Pour la bague par contre, cela le fut moins : " J'ai piqué une de ses bagues dans sa boîte à bijoux et elle s'en est aperçue. J'ai gaffé voilà. Alors j'ai menti. Me suis embrouillé un peu. Elle avait l'air soupçonneuse. Ca commençait bien ... " Un coup de canif au contrat pas encore signé. La fin justifie les moyens.
 

Sandra je t'aime. Grizou, je t'adore


Pour la pancarte, tout roule. Tel un ballon sur une pelouse synthétique. " J'ai fait faire trois pancartes de quatre mètres chacune pour qu'elle les voit en atterrissant." C'est mignon.

"Pour ma demande j'ai écrit : A Sandra, pas d'Euro ni de Mondial en 2021, pourquoi pas un mariage ?" C'est un peu moins mignon. " Ben oui parce que bon, organiser un mariage pendant l'Euro de football, c'est compliqué. Ca m'aurait fait raté pas mal de matchs. Aux potes aussi. Je suis un grand amateur de foot vous savez. Elle, elle le sait." 
La banderole romantique / © Document remis : M. Peeters
La banderole romantique / © Document remis : M. Peeters


Plus dure sera la chute


Arrive enfin le jour J. Samedi 24 septembre. Les amis sont prévenus, la pancarte est prête. La bague dans son étui, l'autre dans la boîte à bijoux. Le vol bien programmé et le champagne au frais. Mais voilà, rien ne se passe comme prévu.
 

"Au début, le moniteur nous a dit qu'il n'y avait pas de vent, ensuite qu'il y en avait trop. Résultat, c'était n'importe quoi. Il a changé d'endroit au tout dernier moment. Elle a atterri à 20 km de l'endroit prévu, 25 mn de voiture plus loin ... "  Ni une, ni deux : tout le monde remballe. Confettis et flûtes en plastique fissa dans le coffre. "C'était la course. C'était complètement fou. C'était le branle-bas de combat. On a foncé. Moi, je suis arrivé au tout dernier moment ... juste le temps de la voir poser un pied. J'ai couru."

Michael est arrivé sur les rotules. Pratique pour une demande en bonne et due forme.
Et la bague justement ?Ben là encore, y a comme un hic. "Ma mère avait la bague avec elle dans la voiture. Dans la précipitation, elle s'est trompée de chemin. Elle est arrivée un quart d'heure plus tard. Là franchement c'était le pompon." 
 
Mission accomplie / © Document remis. M Peeters
Mission accomplie / © Document remis. M Peeters

Quant à la pancarte, ouf : " Ca va elle l'a bien pris, elle a rigolé." L'ivresse des cîmes sans doute. "Y a que les beaux-parents qui m'ont fait une réflexion sur ma manie footballistique." Le coup classique. Rien de grave.

Après tous ces rebondissements, finalement, Sandra a dit oui. Et, cerise sur le wedding cake, le champagne, encore tout secoué, a très bien pschitté. 
Tout est bien qui finit bien / © M. Peeters
Tout est bien qui finit bien / © M. Peeters

 

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