Neuvième attaque du loup à Soncourt dans les Vosges

Après avoir retrouvé quatre brebis égorgées sur l’une de ses parcelles dans la nuit de dimanche à lundi, l’éleveur Franck Duval a subi une nouvelle attaque du loup mardi 29 mars 2016.

© France 3 Lorraine
Ce sont de nouvelles agressions qui ont eu lieu mardi 29 mars 2016, entre Soncourt et Aouze, où deux bêtes ont été tuées et au moins trois autres mordues à plusieurs endroits.

C’est la neuvième attaque chez l'éléveur de la plaine des Vosges, Franck Duval, dont le nombre des pertes subies atteint désormais 35 unités.

Alors qu'un garde de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) effectuait avec deux gendarmes de nouvelles constatations en sa compagnie, le loup était identifié à quelques kilomètres.

Quelles solutions ?

Face à l'impuissance des éleveurs, le Collectif Biodiversit’Haies 88, basé à Gorhey, a écrit au préfet, appelant le représentant de l’Etat à "agir au plus vite dans la perspective de trouver des solutions qui, tout en reconnaissant le droit au loup de reconquérir des territoires, garantissent la protection des troupeaux d’ovins et permettent aux éleveurs de vivre de leur travail ".

De son coté, l'association ASPA Vosges va installer, ce samedi à partir de 8h sur la commune de Châtenois, du Turbo Fladry chez un éleveur qui n’a pas encore été attaqué par le loup. D'après l'ASPA : "cet éleveur préfère anticiper et protéger son cheptel plutôt que de le voir se faire dévorer."

Industrialisé et utilisé aux Etats Unis, le Turbo Fladry est composé d’un fil électrifié où sont fixées des bandes de plastique ou tissu tous les cinquante centimètres. Son principe est de créer une perturbation visuelle et sonore. Lorsque le loup s’approche, il est apeuré par les mouvements et le bruit des bandes.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
loup des vosges faits divers