Nicole Belloubet à Nancy : “ je ne vous abandonnerai pas” déclare la garde des Sceaux aux magistrats

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé le projet de la construction d'un nouveau palais de justice à Nancy. / © Yves Quéméner.
La ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé le projet de la construction d'un nouveau palais de justice à Nancy. / © Yves Quéméner.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet est en Lorraine lundi 23 septembre. Elle confirme la construction d'une nouvelle cité judiciaire à Nancy. Trois sites seront proposés: la friche Alstom, l'ancienne faculté de pharmacie et l'hôpital Saint Saint-Julien. Réponse au mois de décembre. 

Par Yves Quemener

La Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, est en Lorraine ce lundi 23 septembre 2019.
Elle se déplace à Nancy et à Epinal. La ministre de la Justice a rencontré les juges et les greffiers. Elle a surtout confirmé la construction d'une nouvelle cité judicaire. 
Une décision attendue depuis des années par les magistrats et les employés du tribunal. 
Nicole Belloubet, ministre de la justice est venue confirmer la construction d’une nouvelle cité judiciaire

La ministre de la Justice a profité d'un déplacement au palais de justice de Nancy pour répondre à nos questions.

Des plafonds qui s’effondrent, des infiltrations un peu partout, des murs abîmés, la cité judiciaire de Nancy prend l'eau depuis des années. Le tribunal de grande instance va-t-il enfin bientôt déménager? Les magistrats se sentent-ils abandonnés à Nancy? 

"Manifestement à Nancy, pendant quelques temps, il y a eu un sentiment d’abandon. Ce sont les propos qui m’ont été rapportés. Et donc moi je ne veux pas que les magistrats et les fonctionnaires restent sur ce sentiment d’abandon. Je répondrai de deux manières : d’abord avec un accroissement des effectifs supplémentaires, trois magistrats supplémentaires, huit greffiers.
Et surtout avec la perspective d'une création d'une nouvelle cité judiciaire. J’annoncerai le choix du lieu, parmi les propositions, d’ici la fin d’année (la friche Alstom, l'ancienne faculté de pharmacie et l'hôpital Saint Saint-Julien)." 
 
Aujourd'hui s'ouvre le procès du "Médiator": L'association lorraine d'aide aux victimes reste désabusée, dix ans après le retrait du médicament. La justice a-t-elle été trop lente? 

"Je ne crois pas que ce soit dix ans d'atermoiement, de lenteur et de longueur de la justice. C’est une instruction très compliquée, qui a été très technique, très médicale, avec énormément de partie civile (2.684 victimes se sont portées partie civile). Tout ça doit être pris en compte pour expliquer ce délai. Les faits vont maintenant être jugés, c’est important pour la douleur des victimes. La justice va pouvoir permettre à chacune des victimes, qui attendaient ce procès, de trouver des solutions et des réponses à leurs questions."

Il y a un an, vous avez annoncé, à la surprise générale, vouloir réformer la justice des mineurs.
Pourquoi une telle réforme ? 

"La justice pour les mineurs est importante car jusqu’à 18 ans il doit exister une justice spécifique pour les mineurs. C’est ce que je réaffirme dans ce code de justice avec l'éducation. C’est l’objet de cette réforme. Elle doit apporter la réponse la plus rapide aux affaires de sécurité chez les mineurs. Les procédures durent aujourd’hui en moyenne près de 18 mois, c’est beaucoup trop long.
La mise en place d'une mise à l'épreuve éducative reste indispensable."
 

 

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