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PORTRAIT - Romain Sophys s'apprête à battre le record de la traversée des Alpes sur 620 kilomètres à pieds

A partir du 22 juillet, le coureur Romain Sophys tentera de traverser les Alpes en un temps record. / © Romain Sophys
A partir du 22 juillet, le coureur Romain Sophys tentera de traverser les Alpes en un temps record. / © Romain Sophys

Lundi matin, le coureur marnais Romain Sophys se lancera un nouveau défi : traverser les Alpes en seulement 172 heures. Pour lui, le trail qu'il décrit comme "l'aventure de sa vie" sera avant tout un moment de partage avec tous ceux qui le suivront de près ou de loin.
 

Par Odile Longueval

620 kilomètres et 40 000 mètres de dénivelé en 172 heures, c'est le pari fou que s'est lancé le coureur marnais Romain Sophys, âgé de 38 ans. Au départ du Lac Léman, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), il tentera d'atteindre Nice (Alpes-Maritimes) par les Alpes en moins d'une semaine. "Il s'agit un peu de défier la montagne en essayant de la traverser le plus vite possible", selon lui. 3 heures de sommeil par jour, ni plus ni moins, et 39 points d'assistance lui permettront d'atteindre son objectif.
 
Le traileur marnais parcourra 620 kilomètres et 40 000 mètres de dénivelé pour rallier Thonon-les-Bains (74) à Nice (06). / © Romain Sophys
Le traileur marnais parcourra 620 kilomètres et 40 000 mètres de dénivelé pour rallier Thonon-les-Bains (74) à Nice (06). / © Romain Sophys

Instituteur la semaine, c'est surtout le week-end qu'il arpente l'Argonne ou les Vosges. "C'est tout mon équilibre, ça permet de faire une introspection sur soi-même et d'avoir un contact privilégié avec la nature." Habituellement, Romain Sophys ne parle pas de sa pratique sportive à l'école mais cette fois, le défi est trop gros. "Ils peuvent peut-être en tirer des choses", pense-t-il, "Je ne cherche pas à me mettre en avant, mais je pense que c'est une aventure dont chacun peut soutirer quelque chose."
 

Une aventure collective

Pour ce qu'il dit être "l'aventure de sa vie", le traileur sera accompagné de sa femme et de ses deux enfants, âgés de 12 et 10 ans, qui le suivront en camping-car sur différents points d'étape. A ses côtés également, des amis coureurs, qui se relaieront par équipes de trois. Pour Romain, le trail est aussi et surtout une affaire de partage. De toute façon, "Impossible de faire ce genre de pratique sans le soutien de ses proches" d'après lui.
 
Romain Sophys entouré de ses enfants, sa femme et des amis coureurs qui composeront son assistance sur le parcours. / © Romain Sophys
Romain Sophys entouré de ses enfants, sa femme et des amis coureurs qui composeront son assistance sur le parcours. / © Romain Sophys

La constitution de groupes de travail et la recherche de fonds ont débuté cet hiver : "Le projet a muri au cours de ces dix dernières années, mais c'est au mois de novembre qu'il a réellement émergé." Depuis, chaque étape de la course a été millimétrée et pensée à la minute près avec les 11 personnes qui composront son assistance. "Je pense que tout le monde va en prendre plein la vue", déclare-t-il. Et pour ceux qui n'ont pas la chance de l'accompagner, il est possible de le suivre via une page Facebook spécialement créée pour l'événement. Romain Sophys souhaite avant tout "partager des choses".
 

Un sportif qui touche à tout

C'est après neuf ans de basket et quatre titres de champion régional et départemental en cyclisme que le sportif se lance dans le trail : "J'ai commencé il y a une dizaine d'années, quand la discipline a pris son essor." Depuis, il enchaîne les performances. Le 6 mai 2018, il battait le record de la traversée du massif des Vosges en parcourant 210 kilomètres et 8000 mètres de dénivelé en moins de 30 heures. Traverser les Alpes en un temps record est un tout autre challenge, mais semble s'inscrire dans une suite logique.

"Je suis fasciné par la montagne." Dans ses différentes pratiques sportives, le champardennais s'est toujours entraîné en milieu naturel. "J'ai découvert la montagne sur le tard", confie-t-il. Pour cet Ardennais de naissance qui vit désormais à Sainte-Ménehould dans la Marne, conquérir les Alpes est un pari de grande envergure, d'autant qu'il n'a jamais parcouru plus de 250 kilomètres. Il l'admet, "Pour un Marnais qui n'est pas un montagnard aguerri, c'est un peu un défi ultime.".

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