Réforme des retraites : la fronde des avocats lorrains

Lundi 16 septembre, les avocats sont appelés à la grève générale par le Conseil national des barreaux (CNB). Ils entendent protester contre la réforme des retraites. Le bâtonnier de Thionville, Marc Monosson explique les raisons de la colère. 

Les avocats seront mobilisés contre la réforme des retraites. Sur la photo des avocats lors d'une manifestation à Nancy pour une justice de qualité en décembre 2018.
Les avocats seront mobilisés contre la réforme des retraites. Sur la photo des avocats lors d'une manifestation à Nancy pour une justice de qualité en décembre 2018. © Vincent Loquet, Filor.
Les avocats sont en colère. Lundi 16 septembre 2019, ils manifestent contre la réforme des retraites.
En effet, leur régime autonome pourrait devenir un régime général avec le projet de loi.
Des milliers d’avocats venus de toute la France défileront ce lundi à Paris. Le Conseil national des barreaux (CNB) appelle à un rassemblement à 13 heures, place de l’Opéra.
 
Les avocats entendent protester contre la réforme des retraites. Vincent Loquet, Filor

Dans le train en direction de Paris, où exerce près de la moitié des 70.000 avocats français, le bâtonnier de Thionville, Marc Monosson répond à nos questions. 

"Les avocats payent 14% de cotisations sur leurs revenus. Avec le projet de loi, le taux devrait doubler et donc passer à 28%. Nous craignions bien sûr la disparition du régime des avocats qui est un régime spécifique", déplore Marc Monosson. 

Main basse sur le trésor de guerre

"Ce régime est très bien géré depuis ces deux dernières décennies. Nous sommes en totale autonomie. Il possède deux milliards d'euros de réserves. Au barreau de nombreux avocats travaillent même au-delà de 65 ans.
Mais cette réforme pourrait représenter une baisse d'environ 30 % de la pension de retraite" plaide t-il.  

Le tribunal de grande instance de Thionville ne sera pas complètement à l'arrêt aujourd'hui.
"On ne bloque pas l'accès au tribunal. On demande que les affaires soient renvoyées. Les procédures d'urgence, les affaires qui touchent à la liberté et aux détenus seront étudiées" ajoute Marc Monosson.  
"Mais il n’y aura pas non plus de commis d’office, de consultations gratuites ou de permanences pénales". 
 
La manifestation devrait regrouper des médecins, infirmières, kinés, pilotes de ligne, hôtesses et stewards. 




 
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