Renforcement de la sécurité autour des sites Seveso de Champagne-Ardenne

© Jean-Philippe Ksiazek / AFP
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Après l'attentat à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), la préfecture de la Marne recense 16 sites Seveso et 5 dans les Ardennes (risque industriel) de "seuil haut". Le préfet demande au Directeur Départemental de Sécurité Publique et à la gendarmerie d'inclure ces 16 sites dans leurs patrouilles.

Par LG

Chaque site a été appelé par la préfecture pour rappeler la vigilance a respecter à l'entrée. Ces sites possèdent déjà des équipes et leur propre service de sécurité.

La préfecture de région attend la réunion de 15h30 de François Hollande afin de savoir si d'autres mesures doivent être envisagées.

Ce que l'on sait de l'attentat contre un site industriel en Isère
Un attaque est survenue vers 10H00 ce vendredi dans une unité du groupe américain Air Products située dans une vaste zone logistique entre Lyon et Bourgoin-Jallieu (nord de l'Isère), non loin de l'aéroport Saint-Exupéry. Selon les premiers éléments, le ou les auteurs de l'attentat sont arrivés en voiture et ont foncé sur des bonbonnes des gaz, stockées en très grand nombre sur le site, classé Seveso. Une tête décapitée a été retrouvée. Deux drapeaux islamistes étaient également visibles sur le grillage, ce qui indique une probable mise en scène, l'exhibition d'une tête décapitée rappelant la signature du groupe terroriste Etat islamique. Un suspect a été interpellé.


Les sites Seveso en France : des risques industriels majeurs

Le site industriel du groupe Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), cible d'un attentat vendredi, fait partie des 1.171 installations comportant des risques d'accidents importants, qui sont classées Seveso en France. La directive européenne Seveso impose aux États d'identifier les sites industriels,
pour lesquels un accident pourrait entraîner des conséquences immédiates graves pour le personnel, les riverains, les biens et l'environnement et de prendre les mesures pour y faire face.

Elle avait été adoptée en 1982, après la catastrophe provoquée par une fuite de dioxine en 1976 à Seveso (Italie) qui avait incité les États européens à se doter d'une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs. Elle a été remplacée par la directive Seveso 2 en 1999, qui a renforcé la prévention des accidents en exigeant une gestion du risque par les industriels, sous l'autorité des Etats. Elle s'applique au stockage comme à l'utilisation de matières dangereuses, dont la liste a été allongée: explosifs, élimination des déchets dangereux et nucléaires notamment.
L'établissement doit identifier les sources de risques, les scénarios d'accidents envisageables, leurs effets sur les personnes et l'environnement et les conséquences d'un accident sur les installations voisines (risque d'"effet domino").

L'exploitant doit ensuite prendre une série de mesures visant à éviter ou réduire la probabilité d'un accident et à limiter les conséquences d'un éventuel phénomène dangereux dont la malveillance. La directive distingue deux types d'établissements, classés en "seuil haut" ou "seuil bas" selon la quantité totale de matières dangereuses sur le site. Selon le site du ministère de l'Ecologie, la France comptait 656 sites classés en seuil haut et 515 classés en seuil bas au 31 décembre 2014. Le site de Saint-Quentin-Fallavier est classé en seuil bas. Une nouvelle version de la directive, dite "Seveso 3", est entrée en vigueur le 1er juin dernier. Elle rénove son champ d'application (nouvelle classification des substances), renforce la politique de prévention des accidents majeurs et crée de nouvelles obligations en matière d'information du public.

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