REPLAY - "Écologie, la méthode Rivasi" trois raisons de regarder le documentaire de Gabriel Goubet

De Tchernobyl à la 5G, l'eurodéputée Michèle Rivasi est de tous les combats écologistes. Voici trois bonnes raisons de regarder son portrait réalisé par Gabriel Goubet "Écologie, la méthode Rivasi". À voir en replay sur France 3 Grand Est.
 

Une eurodéputée convaincue des bienfaits de la lutte écologiste depuis la catastrophe de Tchernobyl
Une eurodéputée convaincue des bienfaits de la lutte écologiste depuis la catastrophe de Tchernobyl © FTV / Seppia
"Je suis née en 1986" s'exclame Michèle Rivasi devant un parterre de militants bretons. Il ne s'agit pas là de sa date de naissance, mais de la naissance de sa conscience politique et de ses combats écologistes. Le mensonge d'État qui entoure alors les retombées du nuage radioactif de Tchernobyl la révolte au point qu'elle se lance dans sa toute première lutte pour la vérité scientifique. 
"Écologie, la méthode Rivasi" c'est un documentaire à voir ici en replay et voici trois bonnes raisons de le regarder.

1. Parce que le nuage de Tchernobyl...

C'était tellement gros, que l'expression est passée dans le langage courant, quand on veut dénoncer un mensonge dur à avaler : "C'est comme le nuage de Tchernobyl, hein ! Celui qui s'est arrêté à la frontière !". Celui dont la population n'avait rien à craindre selon les allégations des professeurs Pellerin et Chanteur, porteurs scientifiques de la parole d'État. Le sang de Michèle Rivasi ne fait qu'un tour en entendant leurs messages mensongers. "Ça a été comme un déclic terrible parce que je n'imaginais pas qu'on puisse mentir comme ça aux gens.". Biologiste de formation, diplômée de l'Ecole Normale Supérieure, elle fonde alors la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD). Et compte lutter contre la désinformation d'État par l'expérimentation et les relevés scientitfiques. 
Le jour de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, un jour de victoire pour Michèle Rivasi.
Le jour de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, un jour de victoire pour Michèle Rivasi. © Seppia / FTV


2. Parce que "c'est génial d'être députée"

Ce tout premier combat pour informer les français des risques radioactifs liés au nuage la propulse sur le devant de la scène médiatique. Une bonne dizaine d''années plus tard, Lionel Jospin l'appelle à se présenter sur une liste commune au PS et à EELV pour les élections Européennes. Elle est alors élue eurodéputée et en 2019, elle entame son troisième mandat. Elle en est convaincue c'est de l'intérieur, en connaissant les règles politiques qu'on peut agir. En jouant de la liberté de parole que sa fonction lui permet d'avoir.
L'eurodéputée Michèle Rivasi livre une parole libre et claire sur ses combats.
L'eurodéputée Michèle Rivasi livre une parole libre et claire sur ses combats. © Seppia/FTV
Le réalisateur Gabriel Goubet définit ainsi son action "La méthode Rivasi, c'est un peu comme partir en guerre: ses assistants sont ses armes, ses dossiers des combats, ses contradicteurs des adversaires". Le tout avec un franc parler que rien n'arrête. "Quand vous êtes libre, c'est génial d'être députée car vous pouvez dénoncer".


3. Parce qu'elle est de tous les combats 

Le combat contre la production d'énergie nculéaire, c'est son cheval de bataille à Michèle Rivasi. Elle fait le tour d'Europe des projets de sites de stockage de déchets radioactifs pour mieux développer ses arguments contre eux. Le laboratoire Cigéo de Bure en Meuse lui ouvre ses portes et elle en ressort toujours plus convaincue qu'il faut stopper la production nucléaire et laisser les déchets accessibles. Nombreux sont ses autres combats : contre les lobbys agrochimiques qui continuent de promouvoir des substances polluantes, contre les nouvelles technologies qui se développent sans se soucier des conséquences en terme de santé publique, avec toujours au coeur de ce qui l'anime le bien commun et l'intéret majeur.
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