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Strasbourg : le Conseil municipal appelle à la clémence pour Serge Atlaoui

Le Conseil municipal de Strasbourg en appelle à la clémence du Président indonésien a-t-il indiqué dans un communiqué

Le Conseil municipal de Strasbourg, réuni ce 22 juin 2015, exprime sa très vive préoccupation suite à la décision prise aujourd’hui par la Cour administrative de Jakarta rejetant l’ultime recours de notre compatriote Serge ATLAOUI, qui contestait le refus du Président indonésien, Joko WIDODO, de lui accorder une grâce après sa condamnation à mort en 2007 pour trafic de drogue.

Notre ville se joint au gouvernement français qui, par l’intermédiaire de son Ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, et de son secrétaire d'État aux Affaires européennes, Harlem DESIR, ont déclaré que "la mobilisation de la diplomatie française est totale pour sauver Serge ATLAOUI".

Strasbourg, capitale de la démocratie et des droits de l’homme, est déterminée à faire valoir les valeurs qu’elle défend et à se battre pour l’abolition de la peine de mort que ce soit en Indonésie et partout dans le monde.


Serge ATLAOUI est dans le couloir de la mort depuis 10 ans. Il a bénéficié d’un sursis in extremis le 29 avril dernier alors que huit autres étrangers ont été exécutés. Le Conseil Municipal de Strasbourg en appelle ainsi à la clémence du Président indonésien en faveur de Serge ATLAOUI.
Revers judiciaire pour le Français Serge Atlaoui condamné à mort
Le Français Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue en Indonésie, a subi lundi un nouveau revers avec le rejet lundi d'un recours administratif, mais ses avocats envisagent d'autres procédures, et le président François Hollande a assuré que la France faisait "tout" pour qu'il reste en vie. Le parquet général indonésien a laissé entendre qu'aucune exécution n'était prévue dans l'immédiat.

Incarcéré depuis dix ans dans ce pays d'Asie du Sud-Est, Serge Atlaoui, 51 ans, contestait le refus du président indonésien Joko Widodo de lui accorder une grâce après sa condamnation en 2007 à la peine capitale pour trafic de drogue, et réclamait que la justice examine son dossier au fond. Il était initialement prévu que Serge Atlaoui soit exécuté le 29 avril pour trafic de drogue avec huit autres condamnés à mort - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien -, dans le cadre d'affaires distinctes, mais son nom avait été retiré de la liste au dernier moment, les autorités invoquant alors cette procédure en cours.

Lundi, la Cour administrative de Jakarta a confirmé la décision d'un tribunal de première instance qui s'était déclaré incompétent début avril. "Nous rejetons le recours du demandeur", a déclaré le président de la cour, Ujang Abdullah. Cette décision était attendue dans la mesure où des recours semblables introduits par le passé par d'autres condamnés à mort en Indonésie ont été rejetés par cette juridiction qui s'était déclaré incompétente. Les avocates indonésiennes du Français avaient fait valoir que le président Widodo n'avait pas examiné le dossier de Serge Atlaoui avant de rejeter sa demande de grâce et avaient tenté de convaincre la Cour administrative de se prononcer sur le fond de l'affaire.

En vain. "Nous sommes déçus par cette décision, mais nous allons trouver d'autres voies de recours", a déclaré l'avocate Nancy Yuliana, sans être en mesure de préciser
quelle serait la prochaine initiative. (...)
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