Alerte sécheresse dans les Vosges : des pénuries d’eau potable sont possibles sur des réseaux d’alimentation

En raison du déficit pluviométrique constaté en ce mois de juillet 2019, le préfet des Vosges a décidé de prendre un arrêté limitant provisoirement certains usages de l’eau dans l’ensemble du département.

Sécheresse : les cours d'eau sont au plus bas. Image d'archive Fresse-sur-Moselle dans les Vosges.
Sécheresse : les cours d'eau sont au plus bas. Image d'archive Fresse-sur-Moselle dans les Vosges. © France3 Lorraine
Dans son communiqué du 9 juillet 2019, la préfecture décrit un assèchement des sols assez conséquent, tant en surface, que progressivement, en profondeur. Les autorités expliquent que « le déficit pluviométrique global qui perdure a entraîné une baisse générale des débits de tous les cours d'eau dans les bassins versants de la Meuse, de la Moselle et de la Saône dans les Vosges ».

La situation est telle insiste la préfecture que « même si des précipitations significatives intervenaient dans les semaines à venir, ce que ne confirme pas Météo-France, elles ne permettraient pas de combler rapidement le déficit accumulé ».

Devant ce constat, le Préfet a décidé de prendre un arrêté limitant provisoirement certains usages de l’eau dans l’ensemble du département.
Parmi les mesures de restriction :Cette restriction d’eau touche également, pour la première fois, les bains à remous comme les spas ou jacuzzis de plus en plus présents dans les locations saisonnières touristiques et les hôtels.
"Ces installations présentent des risques pour la santé des usagers (infections ORL, urinaires, ou respiratoires, légionellose, problèmes dermatologiques). Aussi, elles doivent être vidangées au moins tous les 7 à 15 jours, ce qui peut représenter des besoins mensuels de 5 à 10 m³ d’eau par bain, voire plus en fonction de la fréquentation. Étant donné la multiplication de ces installations dans les Vosges, l’arrêté préfectoral« sécheresse » impose cette année que les exploitants de ces bains à remous demandent une autorisation à l’exploitant du réseau d’eau potable, ce dernier pouvant refuser. Il s’agira donc d’un levier d’action important pour les réseaux d’eau potable fortement touchés par la sécheresse".

L’ensemble de ces dispositions sont applicables jusqu’au 30 août 2019.
Les contrevenants s’exposent à des amendes (1 500 euros, 3 000 euros pour les récidivistes).
 
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