Epinal : le Musée départemental d’art ancien et contemporain prête son tableau de Georges de La Tour

Le tableau "Job raillé par sa femme" de Georges de La Tour prêté par le Musée départemental d’art ancien et contemporain d'Epinal au Palazzo Reale de Milan de février à juin 2020. / © Musée Départemental d'Art Ancien et Contemporain
Le tableau "Job raillé par sa femme" de Georges de La Tour prêté par le Musée départemental d’art ancien et contemporain d'Epinal au Palazzo Reale de Milan de février à juin 2020. / © Musée Départemental d'Art Ancien et Contemporain

A l’occasion de l’exposition "L’Europa Della Luce", organisée par le Palazzo Reale de Milan, le Musée départemental d’art ancien et contemporain d'Epinal a accepté de prêter le tableau "Job raillé par sa femme", du 7 février au 7 juin 2020. 

Par Thierry Pernin

Du 7 février au 7 juin 2020, le Musée départemental d’art ancien et contemporain d'Epinal prête exceptionnellement son tableau de Georges de La Tour mondialement connu, "Job raillé par sa femme", pour l’exposition "L’Europa Della Luce", organisée par le Palazzo Reale de Milan.

Ce genre d'opération a lieu lors d’expositions importantes justifiant de se séparer provisoirement de cette œuvre majeure. La pertinence scientifique du propos de l’exposition et les conditions de conservation du lieu d’accueil sont les principaux critères d’acceptation de prêt. La dernière fois que le chef-d’œuvre a quitté le musée, c’était en 2016, pour une exposition organisée à Madrid au Musée national du Prado.

Les équipes de conservation et de régie maîtrisent l’opération. Elles en ont l’habitude. Les œuvres circulent assez souvent avec des transporteurs spécialisés qui ont reçu une formation.
- Pierre Gauvain, Responsable des peintures et sculptures

Maître du clair-obscur

Né en 1593 à Vic-sur-Seille, où un musée lui est consacré, Georges de La Tour a travaillé pour le Duc de Lorraine. Il fut aussi peintre ordinaire du roi Louis XIII. Ses œuvres sont rarement signées et c’est par l’exercice de comparaison que leur chronologie peut être affinée. Que ce soit dans les scènes diurnes, associées au début de sa production, ou dans les scènes nocturnes de sa maturité, Georges de La Tour travaille avec une maîtrise exceptionnelle le clair-obscur, le réalisme et le quotidien, à la manière d’un Caravage.

Après sa mort le 30 janvier 1652 à Lunéville, le peintre est tombé dans l’oubli et c’est seulement au début du 20e siècle qu’il a été redécouvert, à l’occasion de l’exposition "Les peintres de la réalité en France au 17e siècle" organisée au musée de l’Orangerie de Paris en 1934-1935.
 

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