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Vosges: nouveau plan de départs volontaires chez Nestlé Waters

Extérieur de l'usine Nestlé Waters à Vittel (Vosges). / © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Extérieur de l'usine Nestlé Waters à Vittel (Vosges). / © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Une restructuration sur ses sites vosgiens d'embouteillage de Vittel et Contrexéville de la société Nestlé Waters va se traduire par le départ de 111 salariés d'ici 2022 sur un effectif actuel total d’environ un millier de personnes. Etat des lieux ce mercredi 3 juillet.

Par Thierry Ganaye

L'annonce a été faite en juin 2019, pas de licenciements mais des départs volontaires.
Nestlé Waters, le champion de l'eau en bouteille, va supprimer 111 emplois dans les trois prochaines années sur ses sites de Vittel et Contrexéville. Les syndicats sont inquiets et veulent limiter la casse.

"On appartient à un gros groupe", explique Yannik Dufner, secrétaire CFDT Eaux minérales de Vittel. "Les gros groupes veulent de plus en plus d’argent très rapidement et la vraie problématique c’est de réussir à ralentir un petit plus les objectifs de cette multinationale pour éviter de perdre un maximum d’emplois".

Nestlé Waters est un acteur économique incontournable. 1 milliard 500 millions de bouteilles sortent chaque année des usines vosgiennes. 800 des 1000 salariés habitent dans le secteur. La baisse annoncée des effectifs fait partie d'un plan plus large d'amélioration de la production.
"On a la chance d’avoir un groupe qui est prêt à investir et qui le fait dès aujourd’hui sur le territoire", souligne Ronan Le Fanic, directeur de l’usine Nestlé Waters. "Le projet que l’on a en cours, c’est dix millions d’euros d’investissement."

Il n’y a pas beaucoup d’entreprises dans les Vosges en 2019 qui sont capables d’investir dix millions d’euros.
Ronan Le Fanic, directeur de l’usine Nestlé Waters à Vittel

"Priorité à la nappe phréatique"

Les opposants montent au créneau. Dernièrement, la commission locale de l'eau a accordé à Nestlé la priorité de l'usage de l'eau de la nappe phréatique, aux dépens de la population locale. Ironie: le but était de préserver l'emploi.

"Ces suppressions de postes annoncées discréditent complétement la stratégie qui était retenue jusqu’alors et nous sommes en colère", souligne Jean François Fleck Président de Vosges nature environnement.. "On privatise partiellement cette ressource en eau qui est de grande qualité et très précieuse dans les années à venir dans le contexte de réchauffement climatique. Tout cela sans aucun bénéfice pour l’économie locale et l’emploi".

Dans une lettre ouverte, les associations ont interpellé le préfet et le président du conseil départemental. Ces derniers n'ont pas souhaité répondre à nos questions.
A Nestlé, les négociations vont se poursuivre tout au long de l'été.
 

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