Enduropale : 5 questions autour d'une édition 2013 confuse

Van Beveren (3ème), Potisek (2ème ) et Moussé (1er) : le trio de tête de l'Enduropale 2013. Ça manque de sourires ! La faute à une arrivée confuse... / © Emmanuel Pall
Van Beveren (3ème), Potisek (2ème ) et Moussé (1er) : le trio de tête de l'Enduropale 2013. Ça manque de sourires ! La faute à une arrivée confuse... / © Emmanuel Pall

Course raccourcie, météo perturbante, réglement peu compréhensible : l'édition 2013 qui avait pourtant été très indécise et passionnante pendant deux heures s'est terminée sur une arrivée confuse. Explications. 

Par Emmanuel Magdelaine

Pourquoi la course a-t-elle été perturbée par les marées ? 

D'abord parce que les organisateurs ont pris un risque en choisissant ce week-end des 3-4 février 2013. Le calendrier des marées indiquait une marée haute à 16h25, avec un coefficient de 63. Pas très élevé mais ajoutez à cela un vent (rafales à 70 km/h) et cela suffit pour obtenir un circuit détrempé dès 14h30. 

Le circuit plein d'eau !
Enduropale 2013

Pourquoi la course n'a-t-elle pas été avancée ? 

Optimisme des organisateurs ? Contraintes télés ? Un peu des deux sans doute. C'est vrai qu'il est toujours délicat d'avancer une course annoncée partout depuis longtemps à un horaire précis. Les diffuseurs n'y étaient pas forcément favorables et l'organisation souhaite la meilleur exposition pour sa course. Un temps envisagé, le changement d'horaire (12h30) n'a finalement pas été retenu. Une erreur ?

Pourquoi le vainqueur est celui qui était en tête au tour précédent ?


C'est le réglement ! Le drapeau rouge qui sert à arrêter une course prématurément indique aux pilotes qu'il faut s'arrêter et que le classement sera arrêté au tour précédent. Le même point de réglement a été appliqué samedi chez les quads. 
Milko Potisek a bien passé Jean-Claude Moussé dans les derniers mètres de la course mais lors du tour précédent, il était deuxième. C'est ce classement qui est le classement officiel final. 

Un cas de figure assez courant dans les sports mécaniques. En 2003, en Formule 1, suite aux accidents de Mark Webber et de Fernando Alonso, la course avait été stoppée au 54ème tour ( au lieu de 73). Giancarlo Fisichella avait remporté le Grand Prix, Kimi Räikkönen était monté sur la plus haute marche du podium lors de la cérémonie. Le trophée de la victoire avait été rendu quelques jours plus tard à Fisichella.


Un point de réglement qui n'a pas été bien compris par de nombreux fans de moto ou internautes :

Pourquoi Milko Potisek a fait un tour de plus ? 

Milko Potisek à l'arrivée. / © Emmanuel Pall
Milko Potisek à l'arrivée. / © Emmanuel Pall

Parce qu'il se croyait vainqueur. Il dit avoir voulu assurer sa victoire. Après vérification des commissaires, le drapeau rouge lui a bien été signifié lors du dernier tour. Mais lui qui venait de dépasser Moussé dans les derniers mètres de la course a continué à rouler. Pour montrer qu'il était le plus fort ? A-t-il vu le drapeau ? Connaissait-il le réglement ? 

La météo a-t-elle une une influence forte sur cet Enduropale ? 

Evidemment oui. La course a été raccourcie et indécise. Les stratégies de course ont du évoluer. Adrien Van Beveren a été perturbé de devoir rouler sans lunettes, par un temps venteux et pluvieux. Comme Moussé. A l'arrivée, il était très déçu. 
 

Adrien Van Beveren, en pleurs à l'arrivée. / © Emmanuel Pall
Adrien Van Beveren, en pleurs à l'arrivée. / © Emmanuel Pall



Cette arrivée confuse va-t-elle laisser des traces pour la suite ? Quels enseignements les organisateurs devront-ils en tirer ? En attendant les réponses à ces questions, la légende du Touquet va incontestablement se nourrir de cette édition... surprenante !
 

 

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