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Trafic de chevaux en France : une enquête ouverte vise un homme de Rethel

Le foirail peut accueillir jusqu'à 600 animaux.
Le foirail peut accueillir jusqu'à 600 animaux.

Une enquête a été ouverte après la découverte d'un trafic de chevaux de selle écoulés frauduleusement dans l'alimentation humaine dans l'est de la France. Un habitant des Ardennes serait concerné. 

Par V.H (avec l'AFP)

Un "réseau mafieux belge" serait parvenu "à contourner frauduleusement notre réglementation sanitaire" en rachetant à des centres équestres ou des particuliers des chevaux de selle pour les faire abattre après avoir soigneusement falsifié leurs carnets de santé, rapportent de concert la Coordination rurale (syndicat agricole minoritaire) et la Fédération nationale des éleveurs professionnels d'équidés (FNEPE).

Le trafic concernerait des abattoirs du Nord, de l'Hérault et du Gard


Des maquignons complices promettaient aux propriétaires concernés une "retraite paisible" à leurs montures - qui finissaient en réalité à l'abattoir.
Les animaux partaient alors en Belgique où leurs carnets de santé étaient falsifiés, puis ils revenaient en France pour y être abattus. Leur viande était bien vendue comme viande de cheval mais le problème est que "les trois quarts des chevaux de selle ont reçu un traitement médicamenteux qui
les rend impropres à la consommation humaine"
, rappelle à l'AFP Jacques Largeron, président de la FNEPE.

Selon l'éleveur, le trafic aurait été découvert dans l'abattoir d'Alès (Gard). Des abattoirs à Pézenas (Hérault) et Valenciennes (Nord) seraient également concernés. "La filière de production de viande de cheval n'est pas touchée par ce trafic", tient aussi à préciser M. Largeron.

Le ministère de l'Agriculture a confirmé à l'AFP qu'une enquête est en cours, sans pouvoir préciser à ce stade où elle a été ouverte. Aucun détail sur l'ampleur de ce trafic n'a pu être non plus précisé pour l'instant.

L'homme de Rethel impliqué? 


En mai dernier, nous relations sur notre site l'histoire d'un habitant de Rethel (Ardennes) qui achetait des chevaux âgés promettant une fin de vie heureuse en plein air. Finalement il les revendait dans des abattoirs. Le parquet de Charleville-Mézières n'a pu corroborer l'existence d'un trafic de viande de cheval, mais a confirmé qu'une enquête avait bien été ouverte visant une personne localisée dans les Ardennes, après le dépôt d'une plainte.

Celle-ci avait été déposée par le centre équestre de Rethel (Ardennes), a indiqué à l'AFP son avocat, Me David Boscariol. Selon lui, un maquignon domicilié dans les Ardennes s'était présenté au printemps dernier au centre qui avait posté une annonce pour placer deux chevaux en retraite.
L'homme aurait indiqué que les chevaux serviraient à encadrer des poulains dans un haras, mais le centre équestre a découvert que les chevaux avaient été revendus à un abattoir, a affirmé Me Boscariol.


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