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Une petite centaine de personnes pour une marche silencieuse à Saint-Mandé pour Adélaïde

Quelque 70 personnes, en majorité des femmes, ont pris part dimanche à une marche à Saint-Mandé (Val-de-Marne) à la mémoire d'Adélaïde, 15 mois, noyée par sa mère à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais).
Le cortège devait déposer des roses blanches, des bougies et des petits ours en peluche devant le domicile où a vécu l'enfant dont la naissance n'avait jamais été déclarée.

La mère de la fillette, Fabienne Kabou, 36 ans, a avoué à la police avoir abandonné Adélaïde sur le sable d'une plage à Berck alors que la marée montait. Le corps de l'enfant a été retrouvé le 20 novembre par des pêcheurs de crevettes, et la mère identifiée grâce à des images vidéo. 

Elle a été mise en examen et écrouée

"Découvrir qu'une petite fille, dans une ville cossue et résidentielle, puisse ne pas être déclarée, ne pas avoir d'identité (...) vivre au milieu de nous sans
qu'on sache qu'elle existait, c'est un choc"
, a reconnu le député-maire Patrick Beaudoin (UMP) qui participait à la marche.



"Adelaïde s'est fait voler sa vie, elle s'est fait voler sa dignité, et il était important que nous puissions dire combien nous étions choqués de ce destin tragique", a indiqué le maire, rappelant que sa ville avait "proposé de lui offrir une sépulture (...) pour lui donner un peu de mémoire".

"Il s'agit de mobiliser les gens pour les faire réfléchir à ce genre d'affaire qui ne devrait plus jamais exister", a souligné Véronique Carle, 63 ans, une des
organisatrices de la marche.

"Pourquoi cette dame était-elle si seule ? Nous sommes aussi coupables. Si elle avait pu parler à quelqu'un, ce ne serait peut être pas arrivé", a-t-elle ajouté. Pour expliquer son geste, la mère d'Adelaïde a avancé aux enquêteurs des problèmes d'incompatibilité entre la prise en charge de la fillette et sa vie de couple avec un homme de 63 ans, un sculpteur, qui n'avait jamais reconnu la fillette.


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