La Redoute : la “douche froide”

Les salariés de la Redoute, le jeudi 9 janvier 2014 devant le siège de l'entreprise à Roubaix / © AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
Les salariés de la Redoute, le jeudi 9 janvier 2014 devant le siège de l'entreprise à Roubaix / © AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Les représentants syndicaux des salariés de La Redoute étaient "effondrés" jeudi par l'annonce en comité d'entreprise (CE) des 1.178 suppressions de postes, qu'ils ont vécue comme une "douche froide" pour l'avenir de l'emploi dans l'entreprise.

Par Avec AFP

"L'état d'esprit aujourd'hui, c'est l'effondrement, quand on apprend les 1.200 suppressions de postes", a réagi Jean-Claude Blanquart, délégué syndical CFDT à la sortie du CE, qui se "demande comment on va pouvoir gérer des chiffres aussi importants de suppressions de postes".
La Redoute : 1178 postes supprimés
Repoartage de Yann Fossurier et Fabien Garreau.
"C'est une grosse douche froide concernant l'emploi, ça c'est sûr", a réagi de son côté Fabrice Peeters, délégué syndical CGT, la mine défaite, comme tous ses collègues. "Là, c'est la colère, j'ai envoyé quelques messages à quelques collègues qui m'ont répondu et ils sont tous abattus. Ils se demandent si aujourd'hui ils ne vont pas cesser le travail, parce que l'annonce est tellement fracassante, tellement assommante que je pense que les bras de chacun en sont tombés", a ajouté Fabrice Peeters.

"C'est énorme"

Pour Nordine Ouali, délégué syndical CFDT, la direction de La Redoute s'est rendue coupable de mensonge : "Ils nous ont toujours dit qu'il allait y avoir un plan social équivalent à celui de 2008. Ils ont menti jusqu'au bout et là, aujourd'hui, on arrive à 1.178 suppressions de postes". "C'est énorme, c'est énorme, je me mets à la place des collègues, de tout le monde, franchement, c'est énorme, déjà dans une région touchée par le chômage, par la précarité. On ne s'attendait pas à des annonces pareilles", a-t-il ajouté.

Les syndicats de La Redoute n'excluaient pas de mener en représailles des actions coups de poing, comme de manifester lors du déplacement à Lille du Stade Rennais, club de football propriété de la famille Pinault, le 25 janvier.

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