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Boston- Hénin-Beaumont : les ex-Samsonite confiants sur une action aux USA contre Bain Capital

Arrivés la veille de France, les ex-salariés de l'usine Samsonite de Hénin-Beaumont affichaient leur confiance mercredi quant à un feu vert de la justice américaine à un procès aux Etats-Unis contre le fonds Bain Capital, ex-actionnaire du bagagiste.
Les ex-salariés de Samsonite à Boston.
Les ex-salariés de Samsonite à Boston. © France 3 Nord Pas-de-Calais
A l'issue d'une audience technique d'une heure - seules les plaidoiries des avocats des deux parties étaient programmées - devant trois juges de la Cour d'appel de Boston (Etats-Unis), la trentaine des salariés ayant effectué le voyage semblait rassurée. "Je ne comprends pas bien la langue mais à la façon dont les juges questionnaient notre avocat, je suis sortie impressionnée et rassurée quant à la suite", a confié par téléphone à l'AFP Brigitte Petit, qui s'est reconvertie en assistante familiale.

Leur conseil, Me Philippe Pradal, jouait son va-tout, après que la justice américaine a jugé leur action prescrite en première instance. "On a eu l'impression d'être entendu", a confié Me Pradal par téléphone à l'AFP. "En première instance, c'était difficile mais là, c'est 50-50 mais un peu plus
en notre faveur
", a-t-il ajouté.


Hasard du calendrier

Ces salariés licenciés en 2007, pour la plupart des femmes, veulent engager des poursuites contre Bain Capital, principal actionnaire de Samsonite
lors de la cession de l'usine d'Hénin-Beaumont en 2005 pour un euro symbolique. Ils accusent le fonds américain d'avoir organisé la vente de leur usine à Jean-Jacques Aurel et à Jean-Michel Goulletquer comme un leurre pour se débarrasser de ses salariés sans avoir à mettre sur pied un plan social.
En 2005, Samsonite revend en effet sa seule usine française pour un euro symbolique. Les repreneurs affirment vouloir reconvertir le site dans la fabrication de panneaux solaires. Mais aucun panneau n'en sortira jamais. En revanche, MM. Aurel et Goulletquer détourneront au passage 2,5 millions d'euros
d'aides à la reconversion. Les ex-Samsonite sont déjà parvenus à les faire condamner, en 2009 puis en appel en 2012, à de la prison ferme pour
avoir sciemment provoqué la faillite de l'ex-usine.

Hasard du calendrier, la Cour de cassation en France a confirmé mercredi la condamnation à de la prison ferme des deux hommes. Ces deux jugements représentent, selon les plaignants, des éléments nouveaux qui justifient un procès aux Etats-Unis. Les juges américains doivent rendre leur décision en avril ou mai.
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Les ex-Samsonite à Boston


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