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Procès Carlton - DSK : David Roquet se défend de tout abus de confiance

David Roquet, le 11 février 2015 / © MAXPPP
David Roquet, le 11 février 2015 / © MAXPPP

David Roquet s'est défendu jeudi devant le tribunal correctionnel de Lille d'avoir "jamais récupéré un centime" sur les factures qu'il adressait à son employeur d'alors, une filiale d'Eiffage, pour le remboursement de frais engagés lors des soirées avec DSK.

Par AFP

"Je n'ai jamais à titre personnel récupéré un centime", a déclaré David Roquet, alors que les juges se penchent sur le grand flou des factures établies souvent à l'égard de Virginie Dufour, qui gérait une société spécialisée dans "l'événementiel", dans le volet "financier" du procès de proxénétisme dit du Carlton.

Tous les deux sont poursuivis pour escroquerie, ainsi que pour abus de confiance, à l'encontre de Matériaux Enrobés du Nord pour M. Roquet. Le volet financier de l'affaire concerne également Jean-Luc Vergin, ancien supérieur hiérarchique de David Roquet à la direction régionale d'Eiffage, accusé de complicité d'escroquerie, Fabrice Paszkowski d'escroquerie et abus de biens sociaux, et Jean-Christophe Lagarde de recel d'escroquerie.


Prostituées payées avec l'argent personnel

David Roquet a toujours assuré avoir payé les prostituées participant aux soirées avec DSK de ses propres deniers. Par contre, d'autres frais ont été facturés à son entreprise, pour plusieurs milliers d'euros.

"On ne paie pas aux frais de la princesse, ici Eiffage, des vacances pour tous", a pesté Me Thierry Dalmasso, avocat de Matériaux Enrobés du Nord qui s'est porté partie civile, contre les déplacements effectués à Washington.

La défense de David Roquet de son côté a chargé Jean-Luc Vergin, un "fusible pour protéger la hiérarchie", qui était forcément au courant des rencontres entre Roquet et DSK et de leur caractère sexuel, selon elle.

Jean-Luc Vergin a précisé qu'il ne signait que les notes de frais, pas les factures qui étaient entrées directement dans la comptabilité de Matériaux Enrobés du Nord, soit un montant de 2.500 euros sur trois ans. C'est la guerre entre les deux hommes qui étaient pourtant amis avant l'éclatement de l'affaire.

Leurs avocats se sont écharpés au sujet d'un témoin pour lequel David Roquet a rédigé une "trame" pour son attestation, à sa demande insiste David Roquet. Le procureur lui a répondu en lui lisant l'article de loi sur la subornation de témoins.

Témoignage fragilisé de Virginie Dufour

De son côté, Virginie Dufour a été malmenée par les magistrats du siège comme du parquet, pour la légèreté des factures qu'elle procurait à David Roquet et Fabrice Paszkowski : ainsi une facture de 11.000 euros n'était barrée que d'une maigre ligne de prestations.

"C'est vous qui mettez tout en globalité ou c'est quelqu'un qui vous dit quoi mettre ?", s'est interrogé le président du tribunal Bernard Lemaire, suggérant que
Paszkowski et Roquet lui soufflaient tout. "Vous êtes à la tête d'une société qui est gérée par les autres", en a-t-il conclu.

La journée de vendredi sera également consacrée au volet financier, et devrait être la dernière consacré aux débats avant une semaine consacrée aux plaidoiries des avocats et aux réquisitions du parquet.

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