Dans Bis, une petite phrase casse Valenciennes

Dans Bis, comédie sortie ce mercredi, Valenciennes passe pour une ville ringarde... Vexant ?

Bis, le dernier film de Dominique Farrugia avec Franck Dubosc et Kad Merad est sorti ce mercredi. Une comédie qui raconte l'histoire de deux hommes qui font un grand bon en arrière dans leur vie. Du jour au lendemain, ils se retrouvent en 1986, dans un corps d'adolescent de 17 ans.

Au moment où ils essaient de comprendre e qu'ils arrivent, Franck Dubosc, qui observe autour de lui le décor très "années 80", a cette réplique : "Y'a deux solutions, soit on est en 1986, soit on est à Valenciennes !". Valenciennes, ville qui n'a pas bougé depuis 1986 ? C'est ce qu'insinue ce dialogue. Encore un gag reposant sur les clichés du Nord Pas-de-Calais. Vexant pour une ville qui n'a cessé de se moderniser depuis une quinzaine d'années (notamment avec le tramway ?)

Nous avons contacté Dominique Farrugia via Twitter pour lui demander : "Pourquoi Valenciennes ?". Il nous a répondu "Rien de me méchant. Juste une phrase idiote.pour faire rire. J'espère que je n'ai blessé personne. Amicalement."


 

Des précédents

On se souvient que le film "Intouchables" avait utilisé le même ressort, pour Dunkerque cette fois, avec cette réplique : "On n'a jamais vu de Miss France qui venait de Dunkerque, elles sont trop cheum' (NDLR : moches) là-bas". Le film "Les Bronzés 3" faisait aussi une allusion au Pas-de-Calais. 

Les ch'tis dans Bis
Dans Bis, les deux compères vont rapidement chercher à tirer profit de leur connaissance du futur en allant vendre des idées qui "vont marcher". Ils proposent par exemple de chanter "L'envie d'aimer", le tube des 10 commandements. Au producteur 'encore vivant à l'époque) Claude Berri, ils vont tenter de "vendre", 22 ans avant sa sortie, le scénario de "Bienvenue chez les Ch'tis" (puisqu'ils savent que ça a fait un carton !). L'occasion pour Kad Merad de reprendre l'accent ch'ti (et les fameux "hein"...). En 2008, il jouait le rôle de Philippe Abrams, nouveau directeur de la Poste de Bergues, désespéré de devoir vivre dans le "Noord".