Décès de Pascaline, femme Panthère : "C'est comme une éclipse, j'avais un soleil" dit sa fille Esmeralda

Esmeralda Petit a accompagné sa mère "jusqu'au bout", et restera à ses côtés jusqu'à ses funérailles vendredi. Pleine de chagrin, elle évoque sa mère, qui l'a emmenée partout depuis 30 ans, en femmes Panthères, et qui nous a quittés vendredi 19 juin.

Pascaline et Esmeralda, femmes Panthères, lors d'une expo qui leur était consacrée à Wazemmes (Lille - février 2014)
Pascaline et Esmeralda, femmes Panthères, lors d'une expo qui leur était consacrée à Wazemmes (Lille - février 2014) © MAXPPP
"Pour moi c'est comme une éclipse, j'avais un soleil et maintenant elle est partie... C'est l'éclipse et je ne sais pas comment ça va s'éclairer à nouveau sans elle", nous confie Esmeralda, alors qu'elle se trouve juste à côté du corps de sa mère Pascaline, qui est exposé jusqu'à jeudi soir au salon funéraire de la rue Gambetta à Armentières. 

"Je pleure énormément, je n'arrête pas. Ça fait 48 heures que je ne dors pas", dit la plus jeunes des célèbres femmes Panthères. Pascaline est décédée vendredi midi à Lille, des suites d'un malaise cardiaque. Elle se battait également depuis trois ans contre un cancer des ovaires. 

Lorsqu'on lui demande l'âge de sa mère, "20 ans et des cailloux", répond Esmeralda avec un petit sourire empreint de tendresse que l'on devine, malgré l'immense chagrin. "C'est ce qu'elle a toujours répondu", précise-t-elle.


"Un sacré caractère"

Depuis son admission à l'hôpital samedi dernier, Esmeralda ne l'a pas quittée. Elle l'a accompagnée "jusqu'au bout", et le fera encore jusqu'aux funérailles vendredi en l'église Saint-Vaast d'Armentières (14h30). "Je souhaiterais que tous ceux qui la connaissent viennent, du moins tous ceux qui l'ont aimée". "Elle aimait les spectacles de rue, l'info, les carnavals, tout ce qui est populaire. Ce serait bien qu'elle ait un bain de foule, encore..." espère la fille de Pascaline Benito.

Lorsqu'elle parle de sa mère, Esmeralda Petit évoque un "sacré caractère. Très drôle, très amusante, un regard malicieux, une silhouette infernale... J'adorais la voir arriver. Un coeur énorme, elle adorait les gens".

Mère et fille étaient inséparables, jamais l'une sans l'autre, ou alors très rarement. Elles ont écumé les nuits lilloises depuis de nombreuses années, étaient de tous les événements populaires. Adoraient s'exposer, sans d'ailleurs que l'on ne comprenne toujours exactement pourquoi. 

Tout un concept, les femmes Panthères. Aussi étonnant que populaire, et presque inscrit au patrimoine régional ! Le duo venait par ailleurs de faire son 32e Festival de Cannes

Pascaline, l'Armentiéroise de toujours, vient donc de rejoindre les cieux. "Là haut ça va être très très festif. Si ça l'est autant en haut que ça l'était en bas, ça ne va pas être pas être triste !", dit Esmeralda qui ne compte pas tomber l'habit de panthère. "Je vais continuer ce qu'on a commencé ensemble. Je serai peut-être seule mais elle sera toujours là".

Le corps de Pascaline Bénito est donc visible par le public chaque jour,  avec sa fille à ses côtés. Toutes deux sont, toujours et à jamais, en Panthères.

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