Intempéries dans l'Aisne - La majorité des toitures sont réparées à la Chapelle-sur-Chézy, commune sinistrée depuis juin

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Suite aux chutes de grêle du mois de juin 2021, l’entièreté du village de La Chapelle-sur-Chézy était sinistrée. Entre pénurie de matériaux et d’artisans, la situation était très critique. Six mois plus tard, quel bilan pour cette petite commune de l’Aisne ?

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 juin 2021, tout le département de l’Aisne a été particulièrement touché par de violents orages. À La Chapelle-sur-Chézy, les habitants du village ont vu tomber sur leurs maisons des grêlons de la taille d’une balle de tennis, allant jusqu’à arracher les toitures.

"Il n’y a pas une maison qui n’a rien. Toutes les toitures sont par terre. Des plafonds sont tombés donc les gens ne peuvent plus habiter chez eux", racontait Patricia Loiseau, la maire de la commune. L’élue devait alors gérer une situation inédite dans l’histoire de la commune et faire face à la pénurie de main d’œuvre et aux délais très longs liés à la situation sanitaire.


Six mois plus tard, la situation semble s’améliorer : "Pratiquement tous les dossiers sont clos, certains traînent encore, mais ça sera solutionné", annonce Patricia Loiseau. Selon la maire, sur les 116 maisons sinistrées, 72 toitures ont été réparées. 16 sont en cours de construction. "Ça a bien avancé malgré les prévisions pessimistes", poursuit l’élue.

Un hiver difficile

Bien que les travaux avancent, cet hiver est difficile pour les habitants de La Chapelle-sur-Chézy. "Les travaux intérieurs n’ont pas encore commencé. Il n’y a pas de chauffage, l’isolation n’est pas faite. Les gens sont comme moi, ils se chauffent comme ils peuvent", raconte Patricia Loiseau.

C’est un hiver pénible. D’autant plus que tant que les toitures ne sont pas terminées, la pluie continue d’endommager les maisons.

Patricia Loiseau, maire de La Chapelle-sur-Chézy

La maire espère une fin des travaux d’ici le début du printemps 2022.

Une solidarité importante

"L’entraide a permis d’aller plus vite. Au début, on a manqué de tout, tout le temps. On m’avait annoncé trois ans de travaux, on en sera à un an", confie Patricia Loiseau. En juin, la commune s’est, en effet, heurtée à une pénurie de couvreurs. Sans parler des délais de création de dossier chez les assureurs. Les appels à la solidarité se sont alors multipliés pour venir en aide aux sinistrés.

Des gens se sont proposés systématiquement. Certains ont laissé leur chantier en cours. Il y a eu une solidarité générale des couvreurs et des entreprises.

Patricia Loiseau, maire de La Chapelle-sur-Chézy

Le mercredi 28 juillet, le ministre de l’Intérieur a permis la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Gérald Darmanin avait également incité les assureurs à être plus rapides. "Cette visite a permis d’accélérer les choses. Il y a eu un réel engagement de la Capeb pour faire tourner les usines. Je les remercie", conclue la maire.