La rivière Aisne de nouveau polluée par des colorants ?

Un épisode de pollution similaire est survenu cet été. L'usine Everbal est soupçonnée d'en être responsable. Elle déverserait des litres de colorant dans la rivière. / © Fédération de pêche de l'Aisne
Un épisode de pollution similaire est survenu cet été. L'usine Everbal est soupçonnée d'en être responsable. Elle déverserait des litres de colorant dans la rivière. / © Fédération de pêche de l'Aisne

Il semblerait que la rivière de l'Aisne connaisse un nouvel épisode de pollution. La fédération des pêcheurs de l'Aisne alerte sur la couleur de l'eau, devenue bleu turquoise. Il pourrait s'agir de la présence de colorants industriels.

Par Célia Mascre

L'histoire se répète... Devenue bleu azur, la rivière Aisne connaîtrait actuellement un nouvel épisode de pollution au niveau des communes d'Evergnicourt, Neufchâtel-sur-Aisne et Guignicourt. La Fédération de pêche de l'Aisne a alerté les riverains de ce phénomène. 

La Fédération n'a pas encore observé de poissons morts, ce qu'elle explique par une dilution importante suite aux récents épisodes pluvieux. Des techniciens de la Fédération se sont rendus sur place et la gendarmerie locale est intervenue.

Des plaintes devraient être déposées par la FAPPMA et l'AAPPMA de Pontavert.


Une enquête déjà en cours


En juillet, la rivière avait déjà connu un épisode de pollution. Les gendarmes avaient réalisé des prélèvements révélant la présence d'un produit nocif dans la rivière. Il s'agissait d'un colorant contenant de l'acide acétique. 400 à 500 litres de ce produit auraient été déversés par une usine de papier recyclé. 

De nombreux poissons présents dans le point d'eau avaient péri. Depuis, la consommation du poisson (toutes espèces) est interdite, de l'aval du barrage d'Evergnicourt à la confluence avec la Suippe (Condé-sur-Suippe).

Le dossier est toujours en cours d'instruction au niveau du parquet de Laon. La Fédération de pêche de l'Aisne s'est portée partie civile. "Notre objectif est bien d’obtenir des dommages et intérêts qui soient conformes au préjudice environnemental subi ET que l’entreprise mise en cause fasse le nécessaire, ses finances le lui permettent probablement, pour que cessent ces rejets sauvages (qui ne sont plus accidentels étant donné la récurrence)… Si ces deux conditions venaient à être réunies, personne n’aurait alors à souhaiter la fermeture de l’usine", a déclaré la Fédération.

À l'heure actuelle, la direction d'Everbal, usine de papier soupçonnée d'être responsable de cette pollution, n'a pas répondu à nos sollicitations.

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