Soissons : fin de quiproquo entre la mairie et les propriétaires de la maison illuminée

Ludivine et Michaël Nivart pourront bien continuer à recevoir les visiteurs venus observer leurs décorations de Noël. / © FTV / Éric Henry
Ludivine et Michaël Nivart pourront bien continuer à recevoir les visiteurs venus observer leurs décorations de Noël. / © FTV / Éric Henry

Alain Crémont, maire de Soissons, a reçu hier le couple sommé d'appliquer les normes d'accessibilité et de sécurité d'un établissement recevant du public en raison des nombreux visiteurs qui venaient admirer ses décorations de Noël. L'occasion de démêler le quiproquo.

Par Boris Granger

C'est une histoire insolite qui finit bien : le 28 novembre dernier, Ludivine et Michaël Nivart recevaient à leur grande surprise un courrier de la Mairie de Soissons qui leur demandait d'observer pour leur domicile les règles de sécurité et d'accessibilité des établissements recevant du public.
 

Une maladresse des services municipaux

Ce vendredi, le couple a été reçu par Alain Crémont, maire de la commune, qui a volontiers reconnu dans un post Facebook la "maladresse" des services municipaux dont l'objectif était de "sensibliser Mme et M. Nivart aux règles de sécurité à respecter [...] pour leur propre sécurité et celle de leurs visiteurs". Il s'est finalement rendu sur place pour constater lui-même la conformité de l'installation.

Il faut dire que, comme chaque année depuis trois ans, ce couple reçoit la visite de nombreux curieux venus admirer leur maison richement décorée pour les fêtes de Noël. Mais de là à équiper leur foyer d'une rampe d'accès pour personnes à mobilité réduite ou encore d'extincteurs, Ludivine et Michaël avaient jugé l'injonction pour le moins absurde.
 

Écho médiatique

"Les gens ne rentrent pas à l'intérieur, se défendait alors Mickaël. Ils ont juste accès au jardin et à l'arrière, ainsi qu'à la pergola pour les gâteaux et le café. Sinon tout est vérifié et sécurisé pour éviter les problèmes d'électricité." Dans le doute, ils avaient tout de même consulté assurances et avocats, pour s'assurer qu'ils étaient dans leur bon droit.
 
Entre temps, l'affaire avait trouvé un certain écho, mobilisant même une équipe de télévision nationale, ce qui n'avait pas manqué d'agacer Alain Crémont.
 

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